Cour de cassation, Chambre sociale, 20 novembre 2001, 99-45.034
Cour de cassation; qu'en l'espèce, la lettre du 18 novembre 1998 de la société Huguet Creiche, sur laquelle s'est fondée la décision attaquée, indiquait que selon les règles qui avaient toujours été appliquées, il fallait être présent au moment du versement de la prime annuelle pour y prétendre, le versement ayant lieu au mois de janvier ; que, dès lors, en estimant que le salarié, dont le contrat de travail ne contenait aucune disposition sur ce point, pouvait prétendre au paiement prorata temporis de la prime annuelle, après avoir constaté qu'il avait quitté l'entreprise le 30 novembre 1998, le conseil de prud'hommes a violé l'article 1134 du Code civil ; Mais attendu qu'abstraction faite d'un motif justement critiqué par la première branche du moyen mais surabondant, le conseil de prud'hommes qui, appréciant l'ensemble des éléments de preuve qui lui étaient soumis, a constaté l'existence au sein de…