Cour de cassation, Chambre sociale, 5 mai 1970, 69-40.184
Cour de cassationAyant relevé qu'un employé n'avait pas donné sa démission, que son refus d'exécuter le travail prescrit avait entraîné la rupture de son contrat, que l'employeur, qui l'avait invité à exécuter un préavis de deux mois, avait lui-même estimé que la durée du délai-congé pouvait être travaillée, les juges du fond décident justement qu'il n'y avait pas eu faute privative de préavis et condamnent l'employeur à verser à l'intéressé une indemnité de préavis, le délai-congé étant institué dans l'intérêt des deux parties, quel que soit l'auteur de la rupture.