Cour de cassation, Chambre sociale, 3 avril 1990, 87-41.979
Cour de cassationconsidérant que la force majeure ne pouvait résulter que de la destruction totale de l'entreprise, alors que la force majeure est constituée par toute force extérieure irrésistible et imprévisible et que l'activité de l'entreprise peut être interrompue par un tel évènement sans qu'il y ait destruction totale, et alors que la force majeure devait s'analyser par rapport à l'existence de l'objet du contrat de travail et non par rapport à l'entreprise dans sa globalité, la cour d'appel a violé l'article 1148 du Code civil ; et alors enfin qu'il appartenait à M. Y..., demandeur à la procédure, d'apporter la preuve de son emploi dans l'atelier de mécanique, qu'en mettant à la charge de l'entreprise la preuve contraire, la cour d'appel a violé l'article 9 du nouveau Code de procédure civile ;