Cour de cassation, Chambre sociale, 10 janvier 1991, 88-43.598
Cour de cassationil résulte des termes des articles 39, alinéa 2, du Code du travail nigérien et 29 de la convention collective applicable, que la faute lourde est assimilable à la faute grave en droit français, dès lors qu'elle emporte, tout comme elle, la privation du préavis ; qu'il résulte des constatations de la cour d'appel que MM. C..., B... et Y... ont, de concert, sorti frauduleusement de l'usine, sans le bon de sortie qu'ils savaient obligatoire, un pneumatique qu'ils ont utilisé à des fins personnelles ; qu'en constatant, cependant, que la faute ainsi constatée ne constituait pas une faute lourde, ce qui rendait le licenciement abusif, la cour d'appel n'a pas tiré les conséquences légales qui résultaient de ses constatations au regard des textes susvisés ;