Cour de cassation, Chambre sociale, 10 mai 1994, 92-45.083
Cour de cassationla salariée reproche à l'arrêt, rendu sur renvoi après cassation, de l'avoir débouté de sa demande de dommages-intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, alors, selon les moyens, d'une part, que la cour d'appel ne pouvait rejeter la demande de la salariée, au motif que celle-ci n'avait subi aucun préjudice, sans violer les dispositions de l'article L. 122-14-4 du Code du travail ; et alors, d'autre part, que la cour d'appel n'a pas contrôlé l'existence d'une cause économique, dès lors que l'employeur n'a produit aucun justificatif de ses difficultés économiques, et qu'elle ne pouvait ni considérer que la cessation de l'activité d'un service constituait un motif économique de licenciement, ni s'abstenir d'apprécier la réalité des difficultés économiques avancées, ni s'abstenir de rechercher si ces difficultés existaient sur l'ensemble de l'entreprise ;