Cour de cassation, Chambre sociale, 9 juillet 1998, 96-41.804
Cour de cassationque, par ordonnance de référé en date du 9 mars 1995, le conseil de prud'hommes de Tourcoing a constaté que le contrat de travail n'était pas rompu et a condamné l'employeur à payer les salaires dûs à cette date; que la salariée, par lettre du 10 avril 1995, prit acte de la rupture du contrat ; Attendu que, pour débouter la salariée de ses demandes de salaires, de congés payés, d'indemnités compensatrices de préavis et congés payés et de dommages-intérêts pour licenciement abusif, le jugement énonce à la fois qu'il confirme l'ordonnance de référé en date du 9 mars 1995 et que la rupture du contrat de travail a eu lieu le 19 janvier 1995 ; Qu'en statuant ainsi, alors que l'ordonnance de référé avait constaté qu'à la date du 9 mars 1995 le contrat de travail n'était pas rompu, le conseil de prud'hommes a entaché sa décision d'une contradiction équivalant à un défaut de motifs et a ainsi…