Cour de cassation · Arrêt
Chambre sociale — pourvoi n° 07-44.188
Arrêt du 31 mars 2009Pourvoi n° 07-44.188
- Solution
- Casse et annule la décision attaquée
- Publication
- Non publié
- ECLI
- ECLI:FR:CCASS:2009:SO00686
Repère documentaire
Synthèse de la décision
- Solution : Casse et annule la décision attaquée.
- Mesure procédurale : Renvoi.
Procédure
Chronologie du litige
- Jugement prud'homal Conseil de prud'hommes
- Arrêt de cassation Cour de cassation
Document officiel
Texte intégral
17 paragraphes affichés intégralement — le texte officiel prévaut sur les enrichissements documentaires.
LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE, a rendu l'arrêt suivant :
Sur le moyen unique :
Vu l'article 226 de la convention collective régionale des industries métallurgiques, mécaniques et connexes de la Haute-Marne et de la Meuse du 15 décembre 1975 ;
Attendu, selon le jugement attaqué, que M. X..., salarié de la société Fonderies Vigalu, a saisi la juridiction prud'homale afin d'obtenir le paiement, sur cinq années, d'un jour correspondant à une fête locale traditionnelle outre des dommages-intérêts pour préjudice moral ;
Attendu que pour débouter le salarié de ses demandes, le jugement retient que le paiement de ces jours était subordonné à un accord préalable entre la direction et les délégués du personnel ;
Qu'en statuant ainsi, alors que le salarié tenait directement de l'article 226 de la convention collective régionale des industries métallurgiques, mécaniques et connexes de la Haute-Marne et de la Meuse le droit au paiement d'un jour correspondant à une fête locale traditionnelle et que l'accord visé dans cet article tendait uniquement à en fixer les modalités, le conseil de prud'hommes a violé le texte susvisé ;
PAR CES MOTIFS :
CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, le jugement rendu le 28 juin 2007, entre les parties, par le conseil de prud'hommes de Saint-Dizier ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit jugement et, pour être fait droit, les renvoie devant le conseil de prud'hommes de Chaumont ;
Condamne la société Fonderies Vigalu aux dépens ;
Vu l'article 700 du code de procédure civile, la condamne à payer à M. X... la somme de 2 500 euros ;
Dit que sur les diligences du procureur général près la Cour de cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit en marge ou à la suite du jugement cassé ;
Ainsi fait et jugé par la Cour de cassation, chambre sociale, et prononcé par le président en son audience publique du trente et un mars deux mille neuf.
MOYEN ANNEXE au présent arrêt
Moyen produit par la SCP MASSE-DESSEN et THOUVENIN, avocat aux Conseils pour M. X...
Le moyen fait grief au jugement attaqué d'AVOIR débouté le salarié de ses demandes de paiement d'une somme en application de l'article 226 de la convention collective des industries métallurgiques de la Haute-Marne sur une période de cinq ans, et de dommages et intérêts pour préjudice moral et distinct ;
AUX MOTIFS QUE l'article 226 de la convention collective des industries métallurgiques de la Haute-Marne est ainsi libellé dans son second alinéa : « indépendamment des jours fériés légaux, il sera payé au cours d'un des quatre trimestres, dans le cadre de chaque entreprise, après accord entre la direction et les délégués du personnel, un jour correspondant à une fête locale traditionnelle » ; qu'il n'est pas contesté que la SA FONDERIES VIGALU dispose d'institutions représentatives du personnel ; que M. X... ne rapporte pas la preuve d'un quelconque accord préalable sur le sujet entre la direction et les délégués du personnel ; que ce préalable n'était pas respecté, les dispositions de l'article 226 ne trouvent pas à s'appliquer et qu'en conséquence M. X... doit être débouté de ses demandes ;
ALORS QUE l'article 226 de la convention collective des industries métallurgiques de la Haute-Marne dispose qu'il sera payé au cours d'un des quatre trimestres, dans le cadre de chaque entreprise, après accord entre la direction et les délégués du personnel, un jour correspondant à une fête locale traditionnelle ; que la conclusion de l'accord atypique n'est pas une condition nécessaire à l'octroi de l'avantage au salarié mais un moyen qui s'impose à l'employeur et aux délégués du personnel aux fins d'en déterminer les modalités; que pour débouter le salarié de ses demandes, le Conseil de prud'hommes a déclaré qu'aucun accord n'avait été conclu au sein de l'entreprise ; qu'en se déterminant comme il l'a fait, le Conseil de prud'hommes a violé l'article susvisé et l'article 1134 du Code civil ;
Références
Éléments reliés à la décision
Articles, conventions, thèmes et source
Articles et conventions cités
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Thèmes déterminants
Identifiants et source
- ECLI
- ECLI:FR:CCASS:2009:SO00686
- Identifiant source
- 61372709cd58014677429de9
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Méthode et périmètre
Origine, traitement et correction
Source documentaire : Judilibre — corpus DILA — identifiant 61372709cd58014677429de9.
Dernière date de mise à jour fournie par la source : 31 mars 2009.
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