Cour de cassation · Arrêt

Chambre sociale — pourvoi n° 86-40.668

Arrêt du 25 janvier 1989Pourvoi n° 86-40.668

Publié au BulletinLicenciementContrat de travailCDD / intérim
Solution
Rejette la demande ou le recours
Publication
Publié au Bulletin

Repère documentaire

Synthèse de la décision

  • Si les durées de contrats auxquelles se réfère l'article L. 124-4-1 du Code du travail se calculent normalement en mois calendaires, il n'en est pas de même des périodes d'essai fixées par ce texte, lesquelles, en raison de leur brièveté, doivent s'entendre comme étant déterminées en jours ouvrés.
  • Solution : Rejette la demande ou le recours.

Procédure

Chronologie du litige

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Document officiel

Texte intégral

7 paragraphes affichés intégralement — le texte officiel prévaut sur les enrichissements documentaires.

Sur le moyen unique :

Attendu, selon le jugement attaqué (conseil de prud'hommes de Saint-Claude, 18 décembre 1985), que M. X..., engagé par l'entreprise de travail temporaire RMO pour une durée déterminée couvrant la période du 30 avril au 31 mai 1985, s'est vu notifier par son employeur qu'il était mis fin à la période d'essai de trois jours le 3 mai 1985 ;

Attendu que M. X... fait grief au jugement d'avoir décidé que la période d'essai n'était pas expirée à cette date et de l'avoir, en conséquence, débouté de ses demandes en paiement consécutives à la rupture du contrat de travail, alors, selon le pourvoi, d'une part, que la période d'essai était mentionnée sur le contrat de travail en jours calendaires et non en jours travaillés, car la durée du contrat était elle-même fixée en jours calendaires, qu'en tout cas, le 1er mai est une fête nationale, indemnisée, et donc considérée comme un jour travaillé, que dès lors la période d'essai était terminée le 2 mai et qu'ainsi la rupture a eu lieu après son expiration et alors, d'autre part, qu'à supposer que la période d'essai doive être calculée en jours effectivement travaillés, il en serait de même de la durée du contrat ; que dès lors, pour un contrat de travail dont la durée comprenait 19 jours travaillés, la période d'essai ne pouvait excéder 2 jours ; qu'ainsi, dans cette hypothèse, la rupture serait encore intervenue après expiration de la période d'essai ;

Mais attendu que tout essai implique l'exécution du contrat ; d'où il suit que si les durées de contrats auxquelles se réfère l'article L. 124-4-1 du Code du travail applicable en la cause se calculent normalement en mois calendaires, il n'en est pas de même des durées maximales des périodes d'essai fixées par ce texte, lesquelles en raison de leur brièveté, doivent s'entendre comme étant déterminées en jours ouvrés ;

Attendu qu'en l'espèce, il n'était pas contesté que, le 1er mai n'ayant pas été travaillé, la durée de l'essai n'avait pas excédé trois jours ouvrés ; que par suite le moyen ne saurait être accueilli ;

PAR CES MOTIFS :

REJETTE le pourvoi

Références

Éléments reliés à la décision

Articles, conventions, thèmes et source

Thèmes déterminants

Publié au BulletinRejetLicenciementContrat de travailCDD / intérimPériode d'essaiProcédure prud'homale

Identifiants et source

Identifiant source
6079b13d9ba5988459c5169b

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Méthode et périmètre

Origine, traitement et correction

Source documentaire : Judilibre — corpus DILA — identifiant 6079b13d9ba5988459c5169b.

Dernière date de mise à jour fournie par la source : 25 janvier 1989.

Le texte et ses métadonnées de source sont conservés séparément des thèmes, références, montants et synthèses produits automatiquement par prudhommes.org.

Sauf mention expresse d'une relecture, la synthèse est un repère documentaire automatique. Le texte intégral prévaut et toute erreur peut être signalée pour correction.