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Décision en droit social

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Cour de cassation, Chambre sociale, 23 mars 1982, 80-40.069

Publié au Bulletin Cassation

Mots-clés droit social

Salaire / rémunération • Contrat de travail • Démission • Préavis / indemnités de rupture

Synthèse

Juridiction
Cour de cassation
Chambre
Chambre sociale
Date
23/03/1982
Numéro d'affaire
80-40.069

Résumé

Doit être cassé le jugement qui fixe à quinze jours le préavis de démission dû par un salarié, en faisant application de l'accord du 10 juillet 1970 modifié par l'avenant du 29 janvier 1974 sur la mensualisation, par préférence à un accord du 10 mai 1976 fixant ce délai à un mois au motif que cette disposition est moins favorable au salarié, alors que ce dernier accord qui a institué un préavis réciproque d'un mois, constitue un avenant à la convention collective de la métallurgie du Bas-Rhin et s'est substitué aux dispositions antérieures relatives au préavis.

Extrait

SUR LE MOYEN UNIQUE : VU L'ARTICLE L132-10 DU CODE DU TRAVAIL ET L'ARTICLE 1134 DU CODE CIVIL ; ATTENDU QUE LE JUGEMENT ATTAQUE A DIT QUE LA DUREE DU PREAVIS QUE DEVAIT OBSERVER M X..., EMPLOYE DE MAGASIN AU SERVICE DE LA SOCIETE ANONYME LA VEDETTE DEPUIS LE 16 AVRIL 1973, DEMISSIONNAIRE LE 1ER OCTOBRE 1978, ETAIT DE QUINZE JOURS PAR APPLICATION DE L'ACCORD DU 10 JUILLET 1970 MODIFIE PAR L'AVENANT DU 29 JANVIER 1974 SUR LA MENSUALISATION AU MOTIF QUE L'ACCORD SUR L'UNIFICATION DES STATUTS APPLICABLES AUX OUVRIERS ET MENSUELS DU 10 MAI 1976 QUI FIXE CE DELAI A UN MOIS EST MOINS FAVORABLE AU SALARIE DEMISSIONNAIRE QUE LE PRECEDENT ET QU'IL NE DOIT DONC PAS LUI ETRE APPLIQUE EN CETTE MATIERE BIEN QU'IL LE SOIT A SON PROFIT EN MATIERE DE SALAIRE NOTAMMENT, QU'EN STATUANT AINSI, ALORS QUE L'ACCORD DU 10 MAI 1976 FIXANT LA DUREE RECIPROQUE DU PREAVIS QUI CONSTITUE UN AVENANT A LA CONVENTION C…