Cour de cassation · Arrêt

Chambre sociale — pourvoi n° 85-60.520

Arrêt du 23 avril 1986Pourvoi n° 85-60.520

Publié au BulletinDiscipline / sanctionsCSE / représentants du personnelÉlections professionnelles
Solution
Rejet
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Publié au Bulletin

Repère documentaire

Synthèse de la décision

  • Réponse: Attendu que le tribunal a relevé qu'il résultait du règlement intérieur du 26 novembre 1984 qui s'est substitué.
  • Solution: Rejet.
  • Portée: Justifie sa décision le Tribunal d'instance qui, pour décider que les directeurs d'établissement d'une association départementale d'aide à l'enfance et à l'adolescence ne pouvaient être ni électeurs ni éligibles aux élections du comité d'entreprise, relève que ces directeurs, qui ont vocation à réunir une fois par mois les délégués du personnel, représentent le directeur de l'association dans ces réunions et répondent aux demandes des délégués, qu'ils exercent une partie des prérogatives de l'employeur vis à vis du personnel, par exemple en cas de grève, et bénéficient d'une procuration pour la gestion courante de l'établissement.

Procédure

Chronologie du litige

Dates présentes dans les données de la décision
  1. Arrêt de cassation Cour de cassation

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Document officiel

Texte intégral

5 paragraphes affichés intégralement — le texte officiel prévaut sur les enrichissements documentaires.

Sur le moyen unique, pris de la violation des articles 1134 du Code civil et L. 433-2 du Code du travail ;

Attendu qu'il est reproché au jugement attaqué d'avoir décidé que les directeurs d'établissement de l'Association départementale d'Aide à l'Enfance et à l'Adolescence du Rhône (A.D.A.E.A.R.) ne pouvaient être ni électeurs ni éligibles aux élections du comité d'entreprise de l'association alors, d'une part, que le règlement intérieur du 18 juillet 1984, écarté par le tribunal, fixait l'organisation administrative de l'association, que, d'après son article 3-c-A, seul le président ou le directeur de l'association et non les directeurs d'établissement avaient vocation pour présider le comité d'entreprise et qu'en écartant cette pièce, le tribunal a violé l'article 1134 du Code civil, alors, d'autre part, qu'un directeur d'établissement conserve le droit d'être électeur au comité d'entreprise dès lors qu'il n'a pas vocation à le présider et que le tribunal a donc violé l'article L. 433-2 du Code du travail ;

Mais attendu que le tribunal a relevé qu'il résultait du règlement intérieur du 26 novembre 1984 qui s'est substitué sur ce point au règlement intérieur du 18 juillet 1984, que les directeurs d'établissement qui ont vocation à recevoir une fois par mois les délégués du personnel, représentent le directeur de l'association dans ces réunions et répondent aux demandes des délégués, qu'ils exercent en partie des prérogatives de l'employeur vis-à-vis du personnel, par exemple en cas de grève et bénéficient d'une procuration pour la gestion courante de l'établissement ; qu'il en a exactement déduit que ne pouvaient être ni électeurs, ni éligibles, les directeurs d'établissements qui exerçaient en fait une partie importante des prérogatives de l'employeur à l'égard du personnel ;

PAR CES MOTIFS :

REJETTE le pourvoi.

Références

Éléments reliés à la décision

Articles, conventions, thèmes et source

Thèmes déterminants

Publié au BulletinRejetDiscipline / sanctionsCSE / représentants du personnelÉlections professionnellesGrève

Identifiants et source

Identifiant source
6079b0f19ba5988459c50daa

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Méthode et périmètre

Origine, traitement et correction

Source documentaire : Judilibre — corpus DILA — identifiant 6079b0f19ba5988459c50daa.

Dernière date de mise à jour fournie par la source : 23 avril 1986.

Le texte et ses métadonnées de source sont conservés séparément des thèmes, références, montants et synthèses produits automatiquement par prudhommes.org.

Sauf mention expresse d'une relecture, la synthèse est un repère documentaire automatique. Le texte intégral prévaut et toute erreur peut être signalée pour correction.