Cour de cassation, Chambre sociale, 22 février 1978, 76-40.327
Mots-clés droit social
Licenciement • Préavis / indemnités de rupture • Contrat de travail • Salaire / rémunération • Grève • Procédure prud'homale
Synthèse
- Juridiction
- Cour de cassation
- Chambre
- Chambre sociale
- Date
- 22/02/1978
- Numéro d'affaire
- 76-40.327
Résumé
Ne peut être considérée comme ayant participé à une grève - laquelle comporte une cessation du travail - la salariée qui, à la suite d'accords intervenus pour mettre fin à une grève, a refusé de reprendre le travail d'une manière normale et continue comme la plupart des salariés, dès lors qu'avec certains d'entre eux, elle a agi individuellement sans concertation ni nouvelle revendication, en étant désavouée par les délégués du personnel, et qu'elle n'a pas exécuté normalement sa tâche tout en étant présente, ce qui constitue une exécution fautive. Elle ne saurait donc faire grief au Conseil de Prud"hommes de lui avoir refusé après son licenciement, les indemnités de rupture.
Extrait
SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS DE LA VIOLATION DU PREAMBULE DE LA CONSTITUTION, DES ARTICLES L. 521-1 DU CODE DU TRAVAIL, 1 ET 455 DU NOUVEAU CODE DE PROCEDURE CIVILE : ATTENDU QU'UN ACCORD ETANT INTERVENU POUR METTRE FIN A LA GREVE DU PERSONNEL DE LA SOCIETE GELBON, LE TRAVAIL Y REPRIT ; QUE DAME X... QUI, TOUT EN S'Y PRESENTANT, N'EXECUTAIT PAS NORMALEMENT SA TACHE, FUT LICENCIEE LE 11 MAI 1973 ; QU'ELLE FAIT GRIEF AU JUGEMENT ATTAQUE DE L'AVOIR DEBOUTEE DE SA DEMANDE EN PAIEMENT D'INDEMNITES DE PREAVIS ET DE LICENCIEMENT, ALORS QUE L'ACCORD DE REPRISE DU TRAVAIL AVAIT ETE CONCLU PAR LES DELEGUES DU PERSONNEL QUI N'AVAIENT PAS QUALITE POUR ENGAGER L'ENSEMBLE DES SALARIES, QUE LE MOUVEMENT CONTINUE PAR ONZE D'ENTRE EUX CONSTITUAIT UNE GREVE LICITE EN VUE DE FAIRE ABOUTIR LEURS REVENDICATIONS ET QU'IL IMPORTAIT PEU QUE L'INTERESSEE N'EUT PAS DEMANDE DE DOMMAGES-INTERETS POUR LICENCIEMENT ABU…