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Cour de cassation

Cour de cassation, Chambre sociale, 11 décembre 2024, 23-11.536

Date
11/12/2024
Chambre
Chambre sociale
Numéro
23-11.536
Solution
Cassation
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Synthèse de la décision

Synthèse automatique extraite de la décision
  • Contexte: Contestant cette mesure, il a saisi la juridiction prud'homale.
  • Solution: CASSE ET ANNULE, sauf en ce qu'il déboute le salarié de sa demande au titre des heures supplémentaires, l'arrêt rendu le 1er décembre 2022, entre les parties, par la cour d'appel de Paris.
  • Moyen: Le salarié fait grief à l'arrêt de le débouter de l'ensemble de ses demandes.
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  • Réponse: Pour dire le licenciement fondé, l'arrêt retient que, si la société ne conteste pas l'usage octroyé à une certaine catégorie de personnel, selon des critères objectifs, elle soutient sans être contredite que la catégorie des directeurs a toujours été exclue du versement de cette prime, ce qui résulte d'ailleurs des bulletins de paie des prédécesseurs du salarié et des siens pour l'année 2017.
  • Faits: Le salarié fait grief à l'arrêt de le condamner à rembourser à la société Clinique de l'Essonne la somme de 10 000 euros au titre de la prime indûment perçue en décembre 2018, alors « que la cassation à intervenir sur l'un ou l'autre du premier moyen de cassation, pris en ses première ou seconde branches, ou du deuxième moyen de cassation, pris en ses cinquième, sixième ou septième branches, entraînera, par voie de conséquence, la 10 000 euros, qui est dans un lien de dépendance nécessaire, par application de l'article 624 du code de procédure civile. » Réponse de la Cour.

Conclusion : et sans qu'il y ait lieu de statuer sur les autres griefs, la Cour: CASSE ET ANNULE, sauf en ce qu'il déboute le salarié de sa demande au titre des heures supplémentaires, l'arrêt rendu le 1er décembre 2022, entre les parties, par la cour d'appel de Paris.

Chronologie du litige

Dates détectées automatiquement
  1. Entretien préalable entretien préalable à un éventuel licenciement, le salarié a été licencié le 3 mai 2019
  2. Licenciement licenciement, le salarié a été licencié le 3 mai 2019
  3. Arrêt d'appel Cour d'appel de Paris
  4. Arrêt de cassation Cour de cassation

Texte de la décision

SOC.

CZ COUR DE CASSATION ______________________ Audience publique du 11 décembre 2024 Cassation partielle Mme MARIETTE, conseiller doyen faisant fonction de président Arrêt n° 1269 F-D Pourvoi n° Q 23-11.536 R É P U B L I Q U E F R A N Ç A I S E _________________________ _________________________ ARRÊT DE LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE, DU 11 DÉCEMBRE 2024 M. [Z] [R], domicilié [Adresse 2], a formé le pourvoi n° Q 23-11.536 contre l'arrêt rendu le 1er décembre 2022 par la cour d'appel de Paris (pôle 6, chambre 8), dans le litige l'opposant à la société Clinique de l'Essonne, société par actions simplifiée unipersonnelle, dont le siège est [Adresse 1], défenderesse à la cassation.

Le demandeur invoque, à l'appui de son pourvoi, trois moyens de cassation.

Le dossier a été communiqué au procureur général.

Sur le rapport de M.

Carillon, conseiller référendaire, les observations de la SARL Le Prado - Gilbert, avocat de M. [R], de la SCP Gatineau, Fattaccini et Rebeyrol, avocat de la société Clinique de l'Essonne, après débats en l'audience publique du 13 novembre 2024 où étaient présents Mme Mariette, conseiller doyen faisant fonction de président, M.

Carillon, conseiller référendaire rapporteur, Mme Douxami, conseiller, et Mme Jouanneau, greffier de chambre, la chambre sociale de la Cour de cassation, composée des président et conseillers précités, après en avoir délibéré conformément à la loi, a rendu le présent arrêt.

Faits et procédure 1.

Selon l'arrêt attaqué (Paris, 1er décembre 2022), M. [R] a été engagé en qualité de directeur le 2 novembre 2017 par la société Clinique de l'Essonne (la société). 2.

Convoqué les 9 et 11 avril 2019 à un entretien préalable à un éventuel licenciement, le salarié a été licencié le 3 mai 2019 pour faute grave. 3.

Contestant cette mesure, il a saisi la juridiction prud'homale.

Examen des moyens Sur le premier moyen 4.

En application de l'article 1014, alinéa 2 du code de procédure civile, il n'y a pas lieu de statuer par une décision spécialement motivée sur ce moyen qui n'est manifestement pas de nature à entraîner la cassation.

Mais sur le deuxième moyen, pris en sa cinquième branche Enoncé du moyen 5.

Le salarié fait grief à l'arrêt de le débouter de l'ensemble de ses demandes, alors « que tout jugement doit être motivé, que le défaut de réponse à conclusions constitue un défaut de motifs ; que dans ses conclusions d'appel, il a invoqué la prescription du grief d'auto-attribution d'une prime au mois de décembre 2018, attribution connue de la société au plus tard en décembre 2018 et grief prescrit en février 2019 ; que la cour d'appel, qui a dit qu'il avait commis une faute en s'octroyant unilatéralement cette prime, sans répondre au moyen de prescription des faits invoquée par celui-ci, a violé l'article 455 du code de procédure civile. » Réponse de la Cour Vu l'article 455 du code de procédure civile : 6.

Selon ce texte, tout jugement doit être motivé.

Mots-clés droit social

LicenciementFaute graveHeures supplémentaires

Informations détaillées
Juridiction
Cour de cassation
Chambre
Chambre sociale
Date
11/12/2024
Numéro d'affaire
23-11.536
Solution
Cassation
Identifiant européen
ECLI:FR:CCASS:2024:SO01269
Résumé source

1. Selon l'arrêt attaqué (Paris, 1er décembre 2022), M. [R] a été engagé en qualité de directeur le 2 novembre 2017 par la société Clinique de l'Essonne (la société). 2. Convoqué les 9 et 11 avril 2019 à un entretien préalable à un éventuel licenciement, le salarié a été licencié le 3 mai 2019 pour faute grave. 3. Contestant cette mesure, il a saisi la juridiction prud'homale. Examen des moyens Sur le premier moyen 4. En application de l'article 1014, alinéa 2 du code de procédure civile, il n'y a pas lieu de statuer par une décision spécialement motivée sur ce moyen qui n'est manifestement pas de nature à entraîner la cassation. Mais sur le deuxième moyen, pris en sa cinquième branche Enoncé du moyen 5. Le salarié fait grief à l'arrêt de le débouter de l'ensemble de ses demandes, alors « que tout jugement doit être motivé, que le défaut de réponse à conclusions constitue un défaut de…