Cour de cassation · Arrêt

Chambre sociale — pourvoi n° 02-41.643

Arrêt du 10 mars 2004Pourvoi n° 02-41.643

Non publiéLicenciementContrat de travailPériode d'essai
Solution
Cassation
Publication
Non publié

Repère documentaire

Synthèse de la décision

  • Faits: Qu'en statuant ainsi, sans répondre aux conclusions de l'employeur justifiant la rupture du contrat de travail par les incohérences inexpliquées et inexplicables affectant les notes de frais présentées par le salarié, la cour d'appel n'a pas satisfait aux exigences du texte susvisé.
  • Solution: CASSE ET ANNULE, mais seulement en ce qu'il a déclaré abusive la rupture de la période d'essai de M. X. et alloué au salarié des dommages-intérêts à ce titre, l'arrêt rendu le 7 février 2002, entre les parties, par la cour d'appel de Toulouse; remet, en conséquence, quant à ce, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Bordeaux.

Procédure

Chronologie du litige

Dates présentes dans les données de la décision
  1. Arrêt de cassation Cour de cassation

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Document officiel

Texte intégral

12 paragraphes affichés intégralement — le texte officiel prévaut sur les enrichissements documentaires.

AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS

LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE, a rendu l'arrêt suivant :

Sur la première branche du moyen unique :

Vu l'article 455 du nouveau Code de procédure civile ;

Attendu, selon l'arrêt attaqué, que M. X... a été engagé le 2 mai 2000 en qualité de chef de magasin, par la société Lidl, en vertu d'un contrat à durée indéterminée instituant une période d'essai de deux mois, renouvelable une fois par avenant écrit ; que, dans le cadre de sa formation, il a été affecté aux magasins d'Agde de Muret, puis de Castres ; que, le 22 juin 2000, l'employeur a, avec l'accord du salarié, renouvelé sa période d'essai, dont le terme était fixé au 1er juillet 2000, pour une nouvelle durée de deux mois ; que le 23 août 2000, la société l'a informé de la rupture de son contrat à la fin de la période d'essai, soit au 1er septembre 2000 ; que le salarié a saisi la juridiction prud'homale de diverses demandes ;

Attendu que, pour dire abusive la rupture du contrat de travail de M. X... et condamner la société Lidl à verser à celui-ci une certaine somme à titre de dommages-intérêts, la cour d'appel énonce que la société a fait preuve d'une légèreté blâmable en rompant le contrat de travail trois semaines après avoir refusé au salarié la poursuite des indemnités de trajet entre son domicile et le lieu de travail, alors qu'aucune disposition contractuelle ne l'y autorisait ; qu'en effet, l'employeur a ainsi poussé l'intéressé à s'installer dans la région avec sa compagne alors enceinte et deux autres enfants pour prendre son poste le 1er septembre comme il était prévu initialement ; qu'il a été mis fin à la période d'essai sans même que le salarié ait eu le loisir de prendre ses fonctions dans l'entreprise et de donner la mesure des qualités professionnelles pour lesquelles il avait été embauché au poste prévu ;

Qu'en statuant ainsi, sans répondre aux conclusions de l'employeur justifiant la rupture du contrat de travail par les incohérences inexpliquées et inexplicables affectant les notes de frais présentées par le salarié, la cour d'appel n'a pas satisfait aux exigences du texte susvisé ;

PAR CES MOTIFS, et sans qu'il y ait lieu de statuer sur les autres branches du moyen ;

CASSE ET ANNULE, mais seulement en ce qu'il a déclaré abusive la rupture de la période d'essai de M. X... et alloué au salarié des dommages-intérêts à ce titre, l'arrêt rendu le 7 février 2002, entre les parties, par la cour d'appel de Toulouse ; remet, en conséquence, quant à ce, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Bordeaux ;

Condamne M. X... aux dépens ;

Dit que sur les diligences du procureur général près la Cour de Cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit en marge ou à la suite de l'arrêt partiellement cassé ;

Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Chambre sociale, et prononcé par le président en son audience publique du dix mars deux mille quatre.

Références

Éléments reliés à la décision

Articles, conventions, thèmes et source

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Thèmes déterminants

Non publiéCassationLicenciementContrat de travailPériode d'essai

Identifiants et source

Identifiant source
6137241ecd58014677412861

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Méthode et périmètre

Origine, traitement et correction

Source documentaire : Judilibre — corpus DILA — identifiant 6137241ecd58014677412861.

Dernière date de mise à jour fournie par la source : 10 mars 2004.

Le texte et ses métadonnées de source sont conservés séparément des thèmes, références, montants et synthèses produits automatiquement par prudhommes.org.

Sauf mention expresse d'une relecture, la synthèse est un repère documentaire automatique. Le texte intégral prévaut et toute erreur peut être signalée pour correction.