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Cour d'appel

Cour d'appel de Nîmes, Rétention_recoursJLD, 22 mai 2026, 26/00503

Date
22/05/2026
Chambre
Rétention_recoursJLD
Numéro
26/00503
Solution
Ordonnance
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Synthèse de la décision

Synthèse automatique extraite de la décision
  • Contexte: A l'audience, Monsieur [H]: Déclare qu'il est algérien, que s ayant été valablement saisies et il convient de rejeter le moyen tiré du défaut de perspectives d'éloignement.
  • Procédure: Sa déclaration d'appel relève l'irrégularité de la requête pour incompétence de son signataire, le défaut de diligences de la préfecture en l'absence de toute diligence accomplie à l'égard des autorités espagnoles, l'absence de perspectives d'éloignement et l'irrégularité de la notification de l'ordonnance rendue en première instance.
  • Solution: Ordonnance.
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Conclusion : Solution indiquée : Ordonnance.

Chronologie du litige

Dates détectées automatiquement
  1. Appel formé a relevé appel de cette ordonnance le 21 mai 2026
  2. Arrêt d'appel Cour d'appel de Nîmes

Texte de la décision

Ordonnance N°475 UR D'APPEL DE NÎMES Cabinet du Premier Président Ordonnance du 22 MAI 2026 (Au titre de l'article L. 742-4 du CESEDA) Nous, Mme Marine KARSENTI, Conseillère à la Cour d'Appel de Nîmes, désignée par le Premier Président de la Cour d'Appel de Nîmes pour statuer sur les appels des ordonnances du magistrat du siège du tribunal judiciaire de Nîmes en charge du contentieux de la rétention administrative, rendues en application des dispositions des articles L 742-1 et suivants du Code de l'Entrée et du Séjour des Etrangers et du Droit de l'Asile (CESEDA), assistée de Mme Audrey BACHIMONT, Greffière, Vu l'arrêté préfectoral ordonnant une obligation de quitter le territoire français en date du 22 mars 2026 notifié le même jour, ayant donné lieu à une décision de placement en rétention en date du 22 mars 2026, notifiée le même jour à 18h25 concernant : M. [O] [H] né le 23 Septembre 1998 à [Localité 2] de nationalité Algérienne Vu la requête reçue au greffe du magistrat du siège du tribunal judiciaire de Nîmes en charge du contentieux de la rétention administrative le 19 mai 2026 à 10h22, enregistrée sous le . le Préfet des Bouches du Rhône ; Vu l'ordonnance rendue le 20 Mai 2026 à 10h57 par le magistrat du siège du tribunal judiciaire de Nîmes en charge du contentieux de la rétention administrative sur troisième prolongation, à titre exceptionnel qui a : * Déclaré la requête recevable ; * Rejeté l'exception de nullité soulevée ; * Ordonné pour une durée maximale de 30 jours commençant à l'expiration du précédent délai de 30 jours déjà accordé, le maintien dans les locaux ne relevant pas de l'administration pénitentiaire, de M. [O] [H] ; * Dit que la mesure de rétention prendra fin à l'expiration d'un délai de 30 jours à compter du 21 mai 2026 ; Vu l'appel de cette ordonnance interjeté par Monsieur [O] [H] le 21 Mai 2026 à 11h25 ; Vu l'absence du Ministère Public près la Cour d'appel de Nîmes régulièrement avisé ; Vu la présence de Me Mélanie BARGETON substituant la SELARL CENTAURE Avocats, avocat de Monsieur le Préfet des Bouches du Rhône qui a été entendu en sa plaidoirie ; Vu l'assistance de Mme [W] [F] [B] interprète en langue arabe inscrit sur la liste des experts de la cour d'appel de Nîmes ; Vu la comparution de Monsieur [O] [H], régulièrement convoqué ; Vu la présence de Me Jean-michel ROSELLO, avocat de Monsieur [O] [H] qui a été entendu en sa plaidoirie ; MOTIFS : Monsieur [O] [H] a fait l'objet d'un contrôle d'identité le 22 mars 2026 à [Localité 3].

Monsieur [H] a reçu notification le 22 mars 2026 d'un arrêté préfectoral du même jour lui faisant obligation de quitter le territoire national sans délai avec interdiction de retour pendant 3 ans.

Par arrêté préfectoral en date du 22 mars 2026, qui lui a été notifié le jour même à 18h25, il a été placé en rétention administrative aux fins d'exécution de la mesure d'éloignement.

Sur requête du Préfet, le magistrat du siège du tribunal judiciaire de Nîmes a, par ordonnance prononcée en présence de Monsieur [H] le 27 mars 2026 et confirmée en appel le 30 mars 2026, ordonné la prolongation de cette mesure de rétention pour vingt-six jours.

Par requête reçue le 19 avril 2026 à 9h47, le Préfet des BOUCHE DU RHONE a sollicité que la mesure de rétention administrative de Monsieur [H] soit de nouveau prolongée pour trente jours et, par ordonnance du 20 avril 2026 à 12h11 et notifiée à M. [H] à 16h52, le magistrat du siège du tribunal judiciaire de Nîmes a fait droit à cette demande.

Cette décision a été confirmée en appel le 23 avril 2026.

Par requête reçue le 19 mai 2026 à 10h22, le Préfet a sollicité que la mesure de rétention administrative de Monsieur [H] soit de nouveau prolongée pour trente jours et le 20 mai 2026 à 10h57, par une ordonnance notifiée à Monsieur [H] à 12h50, le magistrat du siège du tribunal judiciaire de Nîmes a fait droit à cette demande.

Monsieur [H] a relevé appel de cette ordonnance le 21 mai 2026 à 11h25.

Sa déclaration d'appel relève l'irrégularité de la requête pour incompétence de son signataire, le défaut de diligences de la préfecture en l'absence de toute diligence accomplie à l'égard des autorités espagnoles, l'absence de perspectives d'éloignement et l'irrégularité de la notification de l'ordonnance rendue en première instance.

A l'audience, Monsieur [H] : - Déclare qu'il est algérien, que son passeport algérien valide se trouve en Espagne, qu'il est venu fêter la fin du ramadan chez sa s'ur à [Localité 3], qu'il est en situation régulière en Espagne, qu'il peut être hébergé chez un ami à [Localité 3], qu'il veut retourner en Espagne et non en Algérie, qu'il est arrivé en France régulièrement, que sa demande de passage à la borne Eurodac a été refusée, - Sollicite l'infirmation de l'ordonnance et sa remise en liberté immédiate.

Son avocat : - Soutient les moyens développés dans la déclaration d'appel, - Soutient le défaut de diligence à l'égard de l'Espagne : M. [H] a produit un contrat de travail ainsi qu'une autorisation temporaire de travail en Espagne.

M. [H] a produit avec sa déclaration d'appel la copie d'une autorisation de résidence en [Etablissement 1] qui expire le 7 octobre 2025, un document espagnol, dont il produit la traduction, mentionnant une autorisation temporaire de résidence et de travail établie le 6 mars 2026, des démarches de régularisation en Espagne, une attestation d'hébergement chez M. [R] à [Localité 3], accompagnée de la copie de la carte d'identité de ce dernier et d'un justificatif de domicile.

Le conseil du préfet demande la confirmation de l'ordonnance critiquée et le rejet des moyens soulevés.

SUR LA RECEVABILITE DE L'APPEL : L'appel interjeté par Monsieur [H] à l'encontre d'une ordonnance du magistrat du siège du Tribunal judiciaire de Nîmes dûment notifiée a été relevé dans les délais légaux et conformément aux dispositions des articles L.743-21 et R.743-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Il est donc recevable.

SUR LA RECEVABILITE DE LA REQUETE EN PROLONGATION: - en ce que son signataire n'aurait pas compétence pour ce faire : Monsieur [H] soutient qu'il appartient au juge judiciaire de vérifier la compétence du signataire de la requête en prolongation et la mention des empêchements éventuels des délégataires de signature.

Mots-clés droit social

Contrat de travail

Informations détaillées
Juridiction
Cour d'appel
Chambre
Rétention_recoursJLD
Date
22/05/2026
Numéro d'affaire
26/00503
Solution
Ordonnance
Résumé source

Ordonnance N°475 C/ [Adresse 1] . 742-4 du CESEDA) Nous, Mme Marine KARSENTI, Conseillère à la Cour d'Appel de Nîmes, désignée par le Premier Président de la Cour d'Appel de Nîmes pour statuer sur les appels des ordonnances du magistrat du siège du tribunal judiciaire de Nîmes en charge du contentieux de la rétention administrative, rendues en application des dispositions des articles L 742-1 et suivants du Code de l'Entrée et du Séjour des Etrangers et du Droit de l'Asile (CESEDA), assistée de Mme Audrey BACHIMONT, Greffière, Vu l'arrêté préfectoral ordonnant une obligation de quitter le territoire français en date du 22 mars 2026 notifié le même jour, ayant donné lieu à une décision de placement en rétention en date du 22 mars 2026, notifiée le même jour à 18h25 concernant : M. [O] [H] né le 23 Septembre 1998 à [Localité 2] de nationalité Algérienne Vu la requête reçue au greffe du…