Cour de cassation, Chambre sociale, 27 novembre 1990, 87-41.483
Cour de cassationde M. Picca, avocat général, et après en avoir délibéré conformément à la loi ; Sur le premier moyen : Attendu, selon l'arrêt attaqué, que Mme A..., qui avait été engagée, le 24 avril 1984, par la société Sodicentre en qualité d'employée libre-service et qui s'était vue notifier le 1er août 1985, après un premier avertissement, son licenciement pour faute grave, a fait parvenir, le 7 août 1985, un certificat médical de grossesse, à son employeur qui maintint le licenciement ; Que la société Sodicentre fait grief à l'arrêt d'avoir dit nul et non avenu ledit licenciement, alors, selon le moyen, que l'employeur ne commet aucune légèreté en donnant un simple avertissement, au demeurant non contesté, à une employée polyvalente de libre-service qui a causé un préjudice à l'entreprise par sa négligence dans la facturation, peu important l'ancienneté de l'auteur de cette faute dans l'exercice…