Cour de cassation, Chambre sociale, 30 mai 2013, 12-14.289
Cour de cassationde la clause de non-concurrence insérée dans l'avenant du 29 novembre 2006 constitue un trouble manifestement illicite qu'il appartient au juge des référés de faire cesser, le salarié réplique qu'aucun trouble ne peut résulter du non-respect d'une telle clause qui encourt la nullité dans la mesure où elle n'est assortie d'aucune contrepartie financière véritable ; qu'il précise à cet égard que, contrairement à ce qui est prévu en cas de licenciement, la contrepartie stipulée en cas de démission dépend du niveau de rémunération servie par son nouvel employeur, et qu'elle équivaut en l'espèce à une absence de contrepartie ; que la société appelante soutient à cet égard que le juge des référés ne peut se prononcer sur la validité d'une clause de nonconcurrence, et que les premiers juges ont, ce faisant, excédé leurs pouvoirs ; que si le juge des référés, qui est le juge de l'évidence, peut…