Cour de cassation, Chambre sociale, 22 février 2000, 98-40.650
Cour de cassationd'une part, la "démission" du 8 octobre 1996 est intervenue à la suite de revendications légitimes du salarié qui en sa qualité de père de famille n'avait pas été payé à la fin du mois de septembre et ne le sera que le 8 octobre à l'occasion d'un contact très vif avec son employeur ; étant de plus observé que le salarié demandait avoir le paiement de ses congés payés de 1995, et que c'est en l'état du refus de son employeur que le salarié, fort irrité, a finalement signé une démission rédigée par une secrétaire de l'entreprise sous la dictée du gérant ; que les premiers juges avaient jugé que le salarié en l'espèce avait été contraint de démissionner en raison de l'inexécution des obligations de l'employeur ; qu'en l'état de ces données, la démission était équivoque ; qu'en jugeant le contraire, sans s'expliquer davantage sur les données susévoquées, régulièrement entrées dans le débat,…