Cour de cassation, Chambre sociale, 3 février 2010, 08-45.105
Cour de cassationPREMIER MOYEN DE CASSATION Il est fait grief à l'arrêt attaqué d'avoir dit que la rupture était imputable à l'employeur et d'avoir, en conséquence, condamné celui-ci au paiement de dommages-intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, de dommages-intérêts pour méconnaissance de la procédure de licenciement et d'une indemnité de préavis, avec congés payés y afférents ; AUX MOTIFS QUE selon l'article L. 1225-5 du code du travail, le licenciement d'une salariée est annulé lorsque dans un délai de quinze jours à compter de sa notification, l'intéressée envoie à son employeur un certificat médical justifiant qu'elle est enceinte ; que l'envoi à l'employeur qui ignore que la salariée est enceinte du certificat médical justifiant de son état de grossesse entraîne la nullité de plein droit du licenciement ; qu'il s'ensuit que la transmission par Madame X...