Cour de cassation, Chambre sociale, 25 janvier 2016, 14-11.435
Cour de cassation; que par ailleurs, il résulte des dispositions des articles 1234-1 et suivants et 1234-9 du même code que lorsque le licenciement est motivé par une faute grave, le salarié licencié ne peut prétendre ni à un préavis ou à une indemnité compensatrice de préavis ni à une indemnité de licenciement, étant rappelé que la faute grave doit s'entendre d'un fait ou d'un ensemble de faits imputables au salarié qui constitue une violation des obligations découlant du contrat de travail ou des relations de travail d'une importance telle qu'elle rend impossible le maintien du salarié dans l'entreprise pendant la durée du préavis et que c'est à l'employeur qu'il incombe d'en rapporter la preuve ; qu'en l'espèce, la société [1] reproche en substance à [O] [V] dans la lettre de licenciement ci-dessus reproduite, d'avoir refusé de mettre en oeuvre les instructions qui lui avait été adressées – exposées…