Cour de cassation, Chambre sociale, 30 juin 1976, 75-40.348
Cour de cassationAgit avec une légèreté blâmable justifiant sa condamnation à des dommages-intérêts pour rupture abusive du contrat la société qui régulièrement informée de l'indisponibilité pour maladie de ses gérants succursalistes, procède à leur remplacement définitif et leur propose à l'issue de leur congé un poste dans une autre agglomération, sans avoir cherché à joindre les intéressés pour se renseigner sur leur état de santé ou les mettre en demeure de reprendre le travail ou le faire exécuter par d'autres, en tout cas pour leur faire part de ses intentions, lesquelles, impliquant la rupture de leurs relations, devaient s'accompagner du délai-congé, et sans s'être trouvée dans la nécessité de procéder à leur remplacement définitif.