Cour de cassation, Chambre sociale, 18 décembre 2013, 13-16.900
Cour de cassation, sans aucune velléité d'utiliser ce mandat pour exercer une activité en faveur des autres salariés ; que la preuve de la fraude repose sur un faisceau d'indice comme le fait que le salarié n'ait jamais exercé d'activité syndicale ou représentative, le fait qu'il ait adhéré au syndicat quelques jours avant sa désignation, le fait qu'il se savait menacé d'un licenciement ou d'une sanction disciplinaire, sachant toutefois que l'existence d'un conflit avec l'employeur ou d'une menace de sanction n'induit pas nécessairement la fraude ; qu'en effet le salarié peut estimer utile à la fois dans son intérêt et dans celui des autres salariés de porter la parole du syndicat ; que la bonne foi étant toujours présumée, il appartient à celui qui invoque la fraude d'en rapporter la preuve ; qu'en l'espèce, la société ASNR fait reposer le caractère frauduleux de la désignation sur sa concordance avec…