Cour de cassation · Arrêt

Chambre sociale — pourvoi n° 01-41.264

Arrêt du 2 avril 2003Pourvoi n° 01-41.264

Non publiéSalaire / rémunérationAccord collectif / convention collective
Solution
Cassation
Publication
Non publié

Repère documentaire

Synthèse de la décision

  • Réponse: Attendu que, pour infirmer le jugement en ce qu'il avait alloué à la salariée une somme au titre du maintien du salaire conventionnel pendant la période d'arrêt maladie, la cour d'appel énonce que Mme A. fait observer qu'elle maintient le paiement intégral du salaire pendant l'arrêt maladie par le versement d'un complément mensuel en application de la convention collective; que Mme X. ne s'explique pas.
  • Solution: CASSE ET ANNULE, mais seulement en ce qu'il a rejeté la demande de Mme X. en paiement du complément conventionnel de salaire pendant l'arrêt de maladie, l'arrêt rendu le 20 décembre 2000, entre les parties, par la cour d'appel de Colmar; remet, en conséquence, quant à ce, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Metz.
  • Portée: Attendu que Mme X. a été embauchée, le 2 mai 1992, par la société Ameur-Lang et Leiber, médecins cardiologues, en qualité d'auxiliaire à temps partiel, puis, à compter du 3 août 1992, à temps complet; qu'à la dissolution de la société Mme X. est devenue la salariée de la seule Mme Y.; qu'en décembre 1997, l'employeur a proposé à Mme X. de répartir son temps par moitié entre son travail au cabinet médical et le service de sa mère invalide, Mme Z., proposition que la salariée n'a pas acceptée; que Mme X., en arrêt maladie depuis le 30 mars 1998, a saisi la juridiction prud'homale, le 4 mai 1998, de diverses demandes.

Procédure

Chronologie du litige

Dates présentes dans les données de la décision
  1. Saisine prud'homale prudhommes
  2. Arrêt de cassation Cour de cassation

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Document officiel

Texte intégral

16 paragraphes affichés intégralement — le texte officiel prévaut sur les enrichissements documentaires.

AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS

LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE, a rendu l'arrêt suivant :

Attendu que Mme X... a été embauchée, le 2 mai 1992, par la société Ameur-Lang et Leiber, médecins cardiologues, en qualité d'auxiliaire à temps partiel, puis, à compter du 3 août 1992, à temps complet ; qu'à la dissolution de la société Mme X... est devenue la salariée de la seule Mme Y... ; qu'en décembre 1997, l'employeur a proposé à Mme X... de répartir son temps par moitié entre son travail au cabinet médical et le service de sa mère invalide, Mme Z..., proposition que la salariée n'a pas acceptée ; que Mme X..., en arrêt maladie depuis le 30 mars 1998, a saisi la juridiction prud'homale, le 4 mai 1998, de diverses demandes ;

Sur le pourvoi principal formé par Mme A... :

Attendu que les moyens de cassation annexés à la présente décision, invoqués à l'encontre de la décision attaquée, ne seraient pas de nature à permettre l'admission du pourvoi ;

Mais sur le moyen unique du pourvoi incident formé par Mme X... :

Vu l'article 1315 du Code civil et L. 143-4 du Code du travail ;

Attendu que, pour infirmer le jugement en ce qu'il avait alloué à la salariée une somme au titre du maintien du salaire conventionnel pendant la période d'arrêt maladie, la cour d'appel énonce que Mme A... fait observer qu'elle maintient le paiement intégral du salaire pendant l'arrêt maladie par le versement d'un complément mensuel en application de la convention collective ; que Mme X... ne s'explique pas sur ce point en cause d'appel, sollicitant cependant oralement à l'audience le rejet de l'appel incident ;

Qu'en statuant ainsi, en se fondant sur la seule carence du salarié et sans rechercher le montant exigible du complément conventionnel ni vérifier s'il avait été effectivement payé, alors que la preuve du paiement incombait à l'employeur, la cour d'appel n'a pas donné de base légale à sa décision ;

PAR CES MOTIFS :

Déclare le pourvoi principal non admis ;

CASSE ET ANNULE, mais seulement en ce qu'il a rejeté la demande de Mme X... en paiement du complément conventionnel de salaire pendant l'arrêt de maladie, l'arrêt rendu le 20 décembre 2000, entre les parties, par la cour d'appel de Colmar ; remet, en conséquence, quant à ce, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Metz ;

Condamne Mme A... aux dépens ;

Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile, condamne Mme A... à payer à Mme X... la somme de 2 200 euros ;

Dit que sur les diligences du procureur général près la Cour de Cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit en marge ou à la suite de l'arrêt partiellement cassé ;

Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Chambre sociale, et prononcé par le président en son audience publique du deux avril deux mille trois.

Références

Éléments reliés à la décision

Articles, conventions, thèmes et source

Thèmes déterminants

Non publiéCassationSalaire / rémunérationAccord collectif / convention collective

Identifiants et source

Identifiant source
61372400cd58014677410f84

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Méthode et périmètre

Origine, traitement et correction

Source documentaire : Judilibre — corpus DILA — identifiant 61372400cd58014677410f84.

Dernière date de mise à jour fournie par la source : 2 avril 2003.

Le texte et ses métadonnées de source sont conservés séparément des thèmes, références, montants et synthèses produits automatiquement par prudhommes.org.

Sauf mention expresse d'une relecture, la synthèse est un repère documentaire automatique. Le texte intégral prévaut et toute erreur peut être signalée pour correction.