Cour de cassation · Arrêt
Chambre sociale — pourvoi n° 87-12.781
Arrêt du 11 janvier 1989Pourvoi n° 87-12.781
- Solution
- Rejet
- Publication
- Publié au Bulletin
Repère documentaire
Synthèse de la décision
- Réponse: D'où il suit que les griefs du pourvoi ne sauraient être accueillis.
- Solution: REJETTE le pourvoi Sur le moyen unique.
- Portée: Relève de la législation sur le risque professionnel, ce qui exclut toute action en réparation exercée dans les termes du droit commun, l'accident survenu à un élève d'un lycée d'enseignement technique, blessé par un de ses camarades à l'intérieur d'un bâtiment où devait avoir lieu une séance d'éducation physique faisant partie de l'enseignement dispensé.
Procédure
Chronologie du litige
- Arrêt de cassation Cour de cassation
Document officiel
Texte intégral
8 paragraphes affichés intégralement — le texte officiel prévaut sur les enrichissements documentaires.
Sur le moyen unique :
Attendu que, le 31 janvier 1984, M. X..., élève d'un lycée d'enseignement technique a blessé à l'oeil gauche un de ses camarades, en tirant sur lui avec un pistolet projetant un gaz lacrymogène, tandis que les deux jeunes gens attendaient de pouvoir pénétrer sur une patinoire où devait avoir lieu une séance d'éducation physique ;
Attendu que la caisse primaire d'assurance maladie dont relevait la victime fait grief à l'arrêt infirmatif attaqué (Douai, 6 février 1987) d'avoir dit que cet accident relevait de la législation sur le risque professionnel, ce qui excluait toute action en réparation exercée dans les termes du droit commun, alors, d'une part, que, tant qu'elle n'avait pas pénétré dans l'enceinte de la patinoire, la victime était encore sur le trajet professionnel, ce qui lui ouvrait un recours contre le tiers responsable, et alors, d'autre part, que le fait de diriger sur autrui un jet de gaz lacrymogène caractérise un acte intentionnel d'agression, quelles que soient les conséquences, prévues ou imprévues de ce geste ;
Mais attendu, d'une part, que la cour d'appel relève que l'activité sportive qui devait se dérouler à la patinoire faisait partie de l'enseignement dispensé au lycée ; qu'elle en déduit exactement que le bâtiment abritant cet équipement sportif était un lieu de travail et que les élèves qui se trouvaient à l'intérieur ne pouvaient plus être considérés comme étant encore sur le trajet entre ce bâtiment et le lycée proprement dit, peu important qu'en l'absence de leur professeur, ils n'aient pas été autorisés à pénétrer sur la patinoire elle-même ;
Attendu, d'autre part, que la faute intentionnelle, définie à l'article L. 469 du Code de la sécurité sociale (ancien) suppose un acte volontaire accompli avec l'intention de causer des lésions corporelles ; que la cour d'appel relève que M. Y... qui se servait, par manière de jeu, d'un pistolet présenté par le vendeur comme ne comportant aucun danger, n'était animé d'aucune intention de blesser un camarade de lycée contre lequel il ne nourrissait aucune hostilité ;
D'où il suit que les griefs du pourvoi ne sauraient être accueillis ;
PAR CES MOTIFS :
REJETTE le pourvoi
Références
Éléments reliés à la décision
Articles, conventions, thèmes et source
Articles et conventions cités
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Thèmes déterminants
Identifiants et source
- Identifiant source
- 6079b13d9ba5988459c51691
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Méthode et périmètre
Origine, traitement et correction
Source documentaire : Judilibre — corpus DILA — identifiant 6079b13d9ba5988459c51691.
Dernière date de mise à jour fournie par la source : 11 janvier 1989.
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