Cour de cassation · Arrêt
Chambre sociale — pourvoi n° 98-40.374
Arrêt du 1 juin 1999Pourvoi n° 98-40.374
- Solution
- Rejette la demande ou le recours
- Publication
- Non publié
Repère documentaire
Synthèse de la décision
- Solution : Rejette la demande ou le recours.
Procédure
Chronologie du litige
- Jugement prud'homal Conseil de prud'hommes
- Arrêt de cassation Cour de cassation
Document officiel
Texte intégral
29 paragraphes affichés intégralement — le texte officiel prévaut sur les enrichissements documentaires.
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE, a rendu l'arrêt suivant :
Sur les pourvois n° J 98-40.374 à S 98-40.381, U 98-40.383 et V 98-40.384 formés par :
1 / M. José Y..., demeurant ...,
2 / M. Mostafa X... demeurant ...,
3 / M. Safdar Hussein A..., demeurant ...,
4 / M. Manuel Z..., demeurant ...,
5 / M. Victor C..., demeurant ...,
6 / M. Philippe D..., demeurant ...,
7 / M. Manuel E... De Oliveira, demeurant ...,
8 / M. Fernando Rosa F..., demeurant ...,
9 / M. Joao Manuel H..., demeurant ...,
10 / M. Antonio G..., demeurant ..., Résidence Les Chênes, bâtiment 1, 78130 Les Mureaux,
en cassation d'un jugement rendu 17 février 1997 par le conseil de prud'hommes de Boulogne-Billancourt (section industrie), au profit :
1 / de M. B..., demeurant ..., mandataire liquidateur de Géotechnique Appliquée, dont le siège est ...,
2 / du GARP, dont le siège est ...,
3 / de l'AGS CGEA IDF Ouest, dont le siège est ...,
défendeurs à la cassation ;
LA COUR, en l'audience publique du 7 avril 1999, où étaient présents : M. Waquet, conseiller doyen faisant fonctions de président, M. Finance, conseiller rapporteur, Mme Lemoine Jeanjean, conseiller, MM. Soury, Besson, Funck-Brentano, Leblanc, conseillers référendaires, M. Terrail, avocat général, Mme Ferré, greffier de chambre ;
Sur le rapport de M. Finance, conseiller, les conclusions de M. Terrail, avocat général, et après en avoir délibéré conformément à la loi ;
Vu leur connexité, joint les pourvois J 98-40.374 à S 98-40.381, U 98-40.383 et V 98-40384 ;
Sur les moyens réunis :
Attendu, selon le jugement attaqué (conseil de prud'hommes de Boulogne-Billancourt, 17 février 1997) qu'un certain nombre de salariés de la société Géotechnique Appliquée en liquidation judiciaire, se fondant sur l'article 5-25 de l'annexe ouvrier à la convention collective du bâtiment qui dispose que la prime de vacances sera versée, en sus de l'indemnité de congés payés, à l'ouvrier ayant au moins 1 675 heures de travail au cours de l'année de référence, ont saisi la juridiction prud'homale en paiement de cette prime pour les années 1991 à 1996 ;
Attendu que les salariés font grief au jugement de les avoir déboutés de leur demande alors, selon les moyens, qu'en décidant que la prime ne pouvait leur être versée alors qu'il avaient fourni tous les éléments permettant de vérifier la réalité des heures accomplies et le bien fondé de leurs prestations, le conseil de prud'hommes n'a pas donné de base légale à sa décision ;
Mais attendu que sous couvert de griefs non fondés de défaut de base légale et de défaut de motifs, les moyens ne tendent qu'à remettre en discussion l'appréciation souveraine des éléments de preuve par les juges du fond qui ont fait ressortir que les salariés ne justifiaient pas de l'accomplissement d'un nombre d'heures de travail leur donnant droit à la prime de vacances ; qu'ils ne sauraient être accueillis ;
PAR CES MOTIFS :
REJETTE les pourvois ;
Condamne les demandeurs aux dépens ;
Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Chambre sociale, et prononcé par le président en son audience publique du premier juin mil neuf cent quatre-vingt-dix-neuf.
Références
Éléments reliés à la décision
Articles, conventions et thèmes
Articles et conventions cités
- Aucune référence structurée détectée.
Thèmes déterminants
Identifiants documentaires
- Identifiant source
- 61372659cd58014677424e2d
