Cour d'appel de Metz, 1ère Chambre, 9 juillet 2024, 22/00104
Cour d'appelà la notification verbale de la mise à pied conservatoire. La cour d'appel aurait alors pu estimer que la demande de restitution du véhicule de fonction et des autres outils de travail était justifiée par la mise à pied à titre conservatoire antérieure, et ne correspondait pas à une manifestation de volonté de rupture du contrat de travail, ni à une modification du contrat de travail rendant tout licenciement postérieur dépourvu de cause réelle et sérieuse. En effet la mise à pied à titre conservatoire, qui ne peut être justifiée que par une faute grave rendant impossible le maintien du salarié dans l'entreprise, a pour objet de dispenser le salarié d'effectuer sa prestation de travail ou de lui interdire de l'effectuer, et dispense l'employeur de payer le salaire.