Cour de cassation, Chambre sociale, 27 mai 1998, 96-41.009
Cour de cassationil résulte des notes de frais du salarié que celui-ci a présenté à l'employeur deux factures correspondant chacune à deux repas pris avec le même client dénommé "Corsaire Borgo" et portant toutes les deux la date du 21 octobre 1992; qu'il en résulte que le salarié a passé en note de frais deux invitations du même client pour la même journée dans deux restaurants distincts; qu'en décidant que la preuve n'était pas rapportée d'une falsification des notes de frais, la cour d'appel a dénaturé les factures susvisées et a ainsi violé les dispositions de l'article 1134 du Code civil et alors enfin, que le juge doit rechercher si les faits invoqués dans la lettre de licenciement, à défaut de caractériser une faute grave comme le prétend l'employeur, ne constituent pas néanmoins une cause réelle et sérieuse de licenciement;