Cour d'appel de Montpellier, 2e chambre sociale, 7 décembre 2022, 20/00588
Cour d'appelElles n'interdisent pas non plus que ces propositions soient formulées lors de l'entretien préalable. Toutefois, en l'espèce l'employeur n'a à aucun moment proposé un poste de reclassement à la salariée, et tandis que la lettre de licenciement fait mention d'une impossibilité de reclassement, les possibilités de mutations, d'aménagement, d'adaptation ou de transformation de postes ainsi que d'aménagement du temps de travail devaient être étudiées postérieurement à la rupture du contrat de travail. Celle-ci est intervenue antérieurement à l'entrée en vigueur de l'ordonnance n° 2017-1718 du 20 décembre 2017. La salariée fait notamment valoir que la société Selyo appartient à un réseau d'entreprises franchisées, si bien que le périmètre de reclassement est composé des entreprises dont les activités ou l'organisation leur permettent d'effectuer la permutation de tout ou partie du personnel.