Cour de cassation, Chambre sociale, 7 juin 2005, 03-46.285
Cour de cassationAttendu que Mme X..., chargée de mission au sein de l'Association pour l'action humanitaire (AAH) depuis le 26 janvier 1998, a été licenciée pour faute grave le 20 avril 2000, pour abandon de poste ; Attendu qu'il est fait grief à l'arrêt attaqué (Paris, 3 juillet 2003), d'avoir infirmé le jugement entrepris en ce qu'il a condamné l'AAH à régler à la salariée un rappel de salaire pour la période de mise à pied et une indemnité de préavis, outre les congés payés afférents, et de l'avoir déboutée de l'ensemble de ses autres demandes, alors, selon le moyen : 1 / que la faute grave étant celle qui rend impossible, sans risque pour l'entreprise, la poursuite du contrat de travail pendant la durée du préavis, la cour d'appel, qui a constaté que la salariée avait abandonné son poste entre le 14 janvier et le 27 mars 2000, date de sa mise à pied, ce dont il résultait que pendant plus de deux…