Cour de cassation, Chambre sociale, 12 juillet 2018, 17-20.045
Cour de cassationsorte que le comportement du salarié, qui avait déjà eu des antécédents disciplinaires dont une mise à pied de 5 jours non contestée le 26 mai 2010, est constitutif, peu important son ancienneté, d'une faute grave rendant impossible son maintien dans l'entreprise ; qu'il convient d'infirmer le jugement déféré qui a dit que le licenciement était dépourvu de cause réelle et sérieuse ; 1°) ALORS QUE le seul fait pour un salarié chauffeur routier de procéder à une modification du disque scanné pour certaines journées d'un mois déterminé dans le but d'obtenir le paiement de sommes qu'il considère lui être dues par l'employeur, ne saurait justifier un licenciement disciplinaire ; qu'en se bornant, pour dire le licenciement fondé sur une faute grave, à énoncer que M. Y...