Cour de cassation · Arrêt

Chambre sociale — pourvoi n° 84-13.851

Arrêt du 9 juillet 1986Pourvoi n° 84-13.851

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  • Solution: REJETTE le pourvoi Sur le moyen unique.

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  1. Arrêt de cassation Cour de cassation

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Document officiel

Texte intégral

5 paragraphes affichés intégralement — le texte officiel prévaut sur les enrichissements documentaires.

Sur le moyen unique :

Attendu que Jean-Paul X..., affilié depuis 1972 au régime général de la sécurité sociale en tant qu'économe gestionnaire salarié de la clinique appartenant à son père, a continué, après le décès de celui-ci, survenu le 20 septembre 1980, à gérer la clinique dont il était devenu copropriétaire indivis avec ses deux soeurs ; qu'il fait grief à l'arrêt confirmatif attaqué de ne pas avoir admis le maintien de son assujettissement au régime général alors qu'un coindivisaire peut avoir la qualité de salarié de ses cohéritiers pourvu qu'il justifie d'un contrat de travail, qu'il avait été constaté par la commission de première instance qu'une nouvelle convention intervenue le 9 octobre 1980 entre Jean-Paul X... et ses coindivisaires avait confirmé le contrat de travail antérieur lui confiant la direction de la clinique et que cette convention avait été invoquée dans les conclusions d'appel et produite aux débats en sorte qu'en refusant de reconnaître à l'intéressé la condition de salarié sans relever dans sa situation aucune modification hormis sa qualité de cohéritier indivis, la Cour d'appel n'a pas donné de base légale à sa décision au regard de l'article L. 241 du Code de la Sécurité Sociale ;

Mais attendu que les juges du fond, appréciant les éléments qui leur étaient soumis, ont estimé que la convention passée le 9 octobre 1980 par Jean-Paul X... avec ses coindivisaires avait la portée du mandat général prévu à l'article 815-3 du Code civil et que depuis le décès de son auteur, le susnommé exerçait les fonctions de directeur gestionnaire de la clinique en sa qualité de cohéritier indivis et en vertu du mandat général d'administration qui lui avait été consenti le 9 octobre 1980 ; qu'ils ont relevé que, dans l'exercice desdites fonctions, l'intéressé jouissait d'un pouvoir de direction et d'une autonomie incompatibles avec la qualité de " préposé " et excluant tout lien de subordination et en ont exactement déduit que c'était en une autre qualité que celle de salarié que Jean-Paul X... avait poursuivi son activité à la clinique Gandy postérieurement au 20 septembre 1980, date où son contrat de travail avait pris fin ; qu'ainsi, les conditions d'affiliation prescrites par l'article L. 241 du Code de la Sécurité Sociale n'étant plus réunies, la Cour d'appel a légalement justifié sa décision qui échappe aux critiques du moyen ;

PAR CES MOTIFS :

REJETTE le pourvoi

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Identifiants et source

Identifiant source
6079b1019ba5988459c50e8d

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Méthode et périmètre

Origine, traitement et correction

Source documentaire : Judilibre — corpus DILA — identifiant 6079b1019ba5988459c50e8d.

Dernière date de mise à jour fournie par la source : 9 juillet 1986.

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Sauf mention expresse d'une relecture, la synthèse est un repère documentaire automatique. Le texte intégral prévaut et toute erreur peut être signalée pour correction.