Cour de cassation, Chambre sociale, 8 mars 2007, 05-44.330
Mots-clés droit social
Salaire / rémunération • Travail de nuit / dimanche • Procédure prud'homale
Synthèse
- Juridiction
- Cour de cassation
- Chambre
- Chambre sociale
- Date
- 08/03/2007
- Numéro d'affaire
- 05-44.330
- Identifiant européen
- ECLI:FR:CCASS:2007:SO00500
Résumé
Le «1er mai» qui se définit par sa date et non simplement par une durée consécutive de 24 heures, ne peut s'entendre que comme un jour civil calendaire commençant à 0 heure et finissant à 24 heures sans qu'il puisse en être donné une définition variable en fonction des horaires en vigueur dans l'entreprise Viole les articles L. 222-5 et L. 222-7 du code du travail le conseil de prud'hommes qui retient une définition du 1er mai variable en fonction des horaires en vigueur dans l'entreprise et non une définition calendaire de ce jour férié
Extrait
Sur le moyen unique : Vu les articles L. 222-5 et L. 222-7 du code du travail ; Attendu, selon le jugement attaqué, que M. X... et quarante-huit autres salariés, engagés par la société Freudenberg soit en qualité d'ouvrier de fabrication, soit en qualité d'opérateur de production et tous affectés à des postes en équipes de nuit (21 heures - 5 heures), ont saisi la juridiction prud'homale d'une demande en paiement de l'indemnité prévue par l'article L. 222-7 du code du travail au titre du 1er mai ; Attendu que pour débouter les salariés de cette demande le jugement attaqué retient qu'en application de l'article L. 222-7 du code du travail les salariés occupés le 1er mai ont droit, en plus du salaire correspondant au travail effectué, à une indemnité égale au montant de ce salaire ; que la journée du 1er mai commence à 0 heure et se termine à 24 heures ; que cependant, pour les salariés t…