Cour de cassation, Chambre sociale, 26 octobre 1977, 76-40.058
Mots-clés droit social
Licenciement • Heures supplémentaires • CSE / représentants du personnel • Heures de délégation • Procédure prud'homale
Synthèse
- Juridiction
- Cour de cassation
- Chambre
- Chambre sociale
- Date
- 26/10/1977
- Numéro d'affaire
- 76-40.058
Résumé
Le Conseil de prud"hommes qui relève que la conjoncture économique difficile que traverse une entreprise ne comportant pas de comité et l'inquiétude sur les perspectives de maintien des emplois, même si l'employeur n'a précisé qu'une semaine plus tard son projet de diminution des effectifs, a nécessité pour les délégués du personnel des déplacements plus fréquents afin de s'informer des dispositions à prendre notamment en fonction de la loi nouvelle sur les licenciements collectifs pour cause économique, et d'être en mesure de faire toutes suggestions utiles en temps voulu, en déduit justement l'existence de circonstances exceptionnelles justifiant l'indemnité des deux heures de délégation supplémentaires réclamées par ces délégués.
Extrait
SUR LES DEUX MOYENS REUNIS, PRIS DE LA VIOLATION DE L'ARTICLE L 420-19 DU CODE DU TRAVAIL ET DE L'ARTICLE 455 DU CODE DE PROCEDURE CIVILE : ATTENDU QUE LES ETABLISSEMENTS SARRION ET SCIDA FONT GRIEF A LA SENTENCE ATTAQUEE LES AVOIR CONDAMNES A PAYER A SERRES ET MAYONOVE, DELEGUES DU PERSONNEL, DEUX HEURES SUPPLEMENTAIRES DE DELEGATION POUR LE 27 MARS 1975 AU MOTIF QU'AU MOIS DE MARS 1975, UNE SOUDAINE AGGRAVATION DE LA SITUATION DE L'EMPLOI DANS L'ENTREPRISE AVAIT PLACE LES DELEGUES DANS LA SITUATION DE CIRCONSTANCES EXCEPTIONNELLESET QU'ANTERIEUREMENT LE TEMPS PASSE EN REUNION COLLECTIVE AVEC L'EMPLOYEUR AVAIT ETE PAYE EN SUS DES HEURES DE DELEGATION, QU'IL EN RESULTAIT UN USAGE QUI NE POUVAIT ETRE REMIS UNILATERALEMENT EN CAUSE PAR LUI, ALORS QU'IL N'EXISTAIT PAS DANS L'ENTREPRISE AU MOIS DE MARS DE CIRCONSTANCES EXCEPTIONNELLES QUI PUISSENT JUSTIFIER L'ALLOCATION D'HEURES SUPPLEMENTA…