Cour de cassation · Arrêt

Chambre sociale — pourvoi n° 93-10.135

Arrêt du 22 juin 1995Pourvoi n° 93-10.135

Publié au BulletinSalaire / rémunérationAccident du travail / maladie professionnelle
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Synthèse de la décision

  • Faits: Sur le moyen unique: Attendu, selon les énonciations des juges du fond, que M. X., victime, le 5 avril 1974, d'un accident du travail déclaré imputable à la faute inexcusable de son employeur, est titulaire, du fait de cet accident, d'une rente majorée; qu'il bénéficie en outre d'une pension d'invalidité de première catégorie; que la caisse primaire d'assurance maladie lui a demandé restitution de la fraction des rente et pension versée du 1er février 1987 au 1er avril 1989 qui excédait le salaire perçu par un salarié valide de la même catégorie professionnelle; que M. X. a contesté devoir cette somme; que la cour d'appel l'a débouté de sa contestation.
  • Solution: Rejet.
  • Portée: Les sommes perçues par un assuré du fait du cumul d'une rente majorée d'accident du travail et d'une pension d'invalidité doivent être restituées, comme ayant été versées à tort, si elles excèdent le salaire d'un travailleur valide de la même catégorie professionnelle.

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Document officiel

Texte intégral

7 paragraphes affichés intégralement — le texte officiel prévaut sur les enrichissements documentaires.

Sur le moyen unique :

Attendu, selon les énonciations des juges du fond, que M. X..., victime, le 5 avril 1974, d'un accident du travail déclaré imputable à la faute inexcusable de son employeur, est titulaire, du fait de cet accident, d'une rente majorée ; qu'il bénéficie en outre d'une pension d'invalidité de première catégorie ; que la caisse primaire d'assurance maladie lui a demandé restitution de la fraction des rente et pension versée du 1er février 1987 au 1er avril 1989 qui excédait le salaire perçu par un salarié valide de la même catégorie professionnelle ; que M. X... a contesté devoir cette somme ; que la cour d'appel l'a débouté de sa contestation ;

Attendu que M. X... fait grief à l'arrêt attaqué (Nîmes, 6 novembre 1992) d'avoir ainsi statué, alors, selon le moyen, que l'article L. 371-4 du Code de la sécurité sociale, dans son alinéa 2, ne vise, pour le plafonnement des prestations servies par les organismes sociaux, que la rente non majorée ; qu'en vertu de l'article L. 452-1 du Code de la sécurité sociale, l'octroi de la majoration de la rente d'accident du travail est, à la différence de la rente elle-même, subordonnée à la constatation de la faute inexcusable de l'employeur ; que, liée à la mise en cause de la responsabilité personnelle de ce dernier, la majoration a une nature indemnitaire et ne peut être assimilée aux mécanismes de couverture de risques sociaux, telle que la rente elle-même ; qu'en affirmant néanmoins que la majoration ne devait pas être distinguée de la rente elle-même et était également visée par les dispositions de l'article L. 371-4 du Code de la sécurité sociale, la cour d'appel a violé les textes précités ;

Mais attendu qu'il résulte des articles L. 371-4, alinéa 2, et L. 452-2 du Code de la sécurité sociale que, d'une part, lorsqu'un assuré est titulaire à la fois d'une rente d'accident du travail et d'une pension d'invalidité, le total de ces rente et pension ne peut excéder le salaire d'un travailleur valide de la même catégorie professionnelle, et d'autre part, que le montant de la majoration de la rente d'accident du travail, lorsque ce dernier est dû à la faute inexcusable de l'employeur, est fixé de telle manière que la rente majorée allouée à la victime ne puisse excéder le montant du salaire annuel ; que la cour d'appel, qui a constaté que, du fait du cumul d'une rente majorée et d'une pension d'invalidité, l'assuré avait reçu des organismes sociaux des sommes excédant le salaire d'un travailleur valide de la même catégorie professionnelle, en a exactement déduit qu'il était tenu à restitution des sommes versées à tort ;

Que l'arrêt se trouve ainsi légalement justifié ;

PAR CES MOTIFS :

REJETTE le pourvoi.

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Identifiants et source

Identifiant source
6079b1769ba5988459c52378

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Méthode et périmètre

Origine, traitement et correction

Source documentaire : Judilibre — corpus DILA — identifiant 6079b1769ba5988459c52378.

Dernière date de mise à jour fournie par la source : 22 juin 1995.

Le texte et ses métadonnées de source sont conservés séparément des thèmes, références, montants et synthèses produits automatiquement par prudhommes.org.

Sauf mention expresse d'une relecture, la synthèse est un repère documentaire automatique. Le texte intégral prévaut et toute erreur peut être signalée pour correction.