Cour de cassation · Arrêt

Chambre sociale — pourvoi n° 94-45.509

Arrêt du 18 juin 1997Pourvoi n° 94-45.509

Non publiéSalaire / rémunérationAccord collectif / convention collective
Solution
Cassation
Publication
Non publié

Repère documentaire

Synthèse de la décision

  • Faits: Attendu que, pour rejeter la demande de la salariée, la cour d'appel a énoncé que Mme G. n'intervenait ni dans le choix des produits à mettre en vente, ni dans le déclenchement des opérations promotionnelles dont décidait la direction commerciale de la société après négociation avec les magasins du Printemps.
  • Réponse: Attendu qu'aux termes de ce texte, le vendeur-démonstrateur, coefficient 175, est celui qui, "détaché dans un magasin de détail, généralement grand magasin a pour mission de tenir un stand et de promouvoir le développement des ventes soit en procédant lui-même aux ventes, soit en ayant recours aux vendeurs du magasin".
  • Solution: CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 4 octobre 1994, entre les parties, par la cour d'appel de Metz; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Colmar.

Procédure

Chronologie du litige

Dates présentes dans les données de la décision
  1. Arrêt de cassation Cour de cassation

Actions

Ajouter aux favoris
Créer une veille proche

Document officiel

Texte intégral

68 paragraphes affichés intégralement — le texte officiel prévaut sur les enrichissements documentaires.

AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS

LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE, a rendu

l'arrêt suivant :

Sur le pourvoi formé par Mme Jeanine G..., demeurant 16,

rue de la Luette, 57157 Marly-le-Haut,

en cassation d'un arrêt rendu le 4 octobre 1994 par la cour d'appel de Metz

(chambre sociale), au profit de la société Chantelle, société anonyme, ayant

son siège social ...,

défenderesse à la cassation ;

LA COUR, en l'audience publique du 6 mai 1997, où étaient

présents : M. Gélineau-Larrivet, président, Mme Ridé, conseiller rapporteur,

MM. I..., B..., F..., E..., A..., Z..., C...,

Lanquetin, conseillers, M. X..., Mmes Y..., H...,

MM. Richard de D..., Soury, conseillers référendaires, M. Lyon-Caen,

avocat général, Mme Marcadeux, greffier de chambre ;

Sur le rapport de Mme Ridé, conseiller, les conclusions de

M. Lyon-Caen, avocat général, et après en avoir délibéré conformément à

la loi ;

Sur le premier moyen :

Vu l'article 515 chapitre V de l'avenant du 9 juillet 1971 à la

convention collective des industries de l'habillement, portant classification

hiérarchique des employés ;

Attendu qu'aux termes de ce texte, le vendeur-démonstrateur,

coefficient 175, est celui qui, "détaché dans un magasin de détail,

généralement grand magasin a pour mission de tenir un stand et de

promouvoir le développement des ventes soit en procédant lui-même aux

ventes, soit en ayant recours aux vendeurs du magasin" ;

Attendu, selon l'arrêt attaqué, que Mme G... a été

embauchée le 1er mars 1979 en qualité de vendeuse à temps partiel,

coefficient 160, par la société Chantelle et a été affectée à la vente d'articles

de lingerie dans un stand de la société installé à l'intérieur du magasin du

"Printemps" à Metz; qu'en soutenant que son emploi correspondait en

réalité à celui de vendeuse- démonstratrice auquel la convention collective

des industries de l'habillement attribuait le coefficient 175, la salariée a

engagé une action prud'homale pour voir condamner la société à lui

appliquer ce coefficient et à lui verser un rappel de salaires ;

Attendu que, pour rejeter la demande de la salariée, la cour

d'appel a énoncé que Mme G... n'intervenait ni dans le choix des produits

à mettre en vente, ni dans le déclenchement des opérations

promotionnelles dont décidait la direction commerciale de la société après

négociation avec les magasins du Printemps ;

Attendu cependant, que la notion de promotion et de

développement des ventes au sens du texte susvisé s'entend de l'ensemble

des efforts déployés en vue de l'augmentation du chiffre d'affaires du point

de vente dont le salarié est chargé et non pas d'opérations promotionnelles

décidées ponctuellement ;

Qu'en statuant comme elle l'a fait, alors qu'il lui appartenait de

rechercher si, indépendamment de décisions revenant nécessairement à la

direction de la société Chantelle ou du grand magasin où elle était affectée,

la salariée, à laquelle avait été confié la responsabilité d'un stand spécifique,

n'était pas incitée par son employeur, tant par les instructions qui lui étaient

données que par son mode de rémunération, à faire progresser le chiffre

d'affaires, et donc à promouvoir les ventes, la cour d'appel n'a pas donné de

base légale à sa décision ;

PAR CES MOTIFS, et sans qu'il y ait lieu de statuer sur les

deux autres moyens :

CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt

rendu le 4 octobre 1994, entre les parties, par la cour d'appel de Metz ;

remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se

trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour

d'appel de Colmar ;

Condamne la société Chantelle aux dépens ;

Dit que sur les diligences du procureur général près la Cour de

Cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit en marge ou à

la suite de l'arrêt cassé ;

Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Chambre sociale,

et prononcé par le président en son audience publique du dix-huit juin mil

neuf cent quatre-vingt-dix-sept.

Références

Éléments reliés à la décision

Articles, conventions, thèmes et source

Thèmes déterminants

Non publiéCassationSalaire / rémunérationAccord collectif / convention collective

Identifiants et source

Identifiant source
613722dfcd58014677402915

Poursuivre la recherche

Méthode et périmètre

Origine, traitement et correction

Source documentaire : Judilibre — corpus DILA — identifiant 613722dfcd58014677402915.

Dernière date de mise à jour fournie par la source : 18 juin 1997.

Le texte et ses métadonnées de source sont conservés séparément des thèmes, références, montants et synthèses produits automatiquement par prudhommes.org.

Sauf mention expresse d'une relecture, la synthèse est un repère documentaire automatique. Le texte intégral prévaut et toute erreur peut être signalée pour correction.