Cour de cassation · Arrêt
Chambre sociale — pourvoi n° 85-17.904
Arrêt du 1 juin 1988Pourvoi n° 85-17.904
- Solution
- Cassation
- Publication
- Publié au Bulletin
Repère documentaire
Synthèse de la décision
- Solution: CASSE ET ANNULE, mais seulement du chef des cotisations supplémentaires d'accident du travail afférentes à l'année 1978, l'arrêt rendu le 11 septembre 1985 entre les parties, par la cour d'appel de Dijon; remet, en conséquence, quant à ce, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Besançon Sur le moyen unique: Vu les articles L. 45, L. 132 et L. 133 du Code de la Sécurité sociale (ancien) devenus L. 213-1, L. 242-5 et L. 242-7 dans la nouvelle codification.
- Portée: Le fait qu'à la suite d'un contrôle l'URSSAF n'ait pas réclamé à un employeur des cotisations supplémentaires d'accident du travail afférentes à un exercice antérieur ne vaut pas décision implicite d'approbation d'une pratique adoptée par celui-ci faisant obstacle à tout redressement ultérieur de ce chef, dès lors que le redressement opéré ne trouvait pas son origine dans une modification du point de vue de l'union de recouvrement sur une pratique suivie par l'employeur, mais constituait la mise en recouvrement des cotisations supplémentaires appliquées à ce dernier par une décision définitive de la caisse régionale d'assurance maladie.
- Portée: Attendu que pour annuler le redressement notifié à la société anonyme de Constructions économiques (SACE) du chef des cotisations supplémentaires d'accident du travail afférentes à l'année 1978, l'arrêt attaqué énonce essentiellement qu'aucun complément de cotisation n'avait été réclamé par l'URSSAF pour ladite année à l'issue de son contrôle et qu'un tel contrôle non suivi d'observations vaut décision implicite d'approbation de la pratique adoptée par l'employeur, décision sur laquelle il n'est pas possible de revenir rétroactivement.
Procédure
Chronologie du litige
- Accident du travail faits
- Arrêt de cassation Cour de cassation
Document officiel
Texte intégral
6 paragraphes affichés intégralement — le texte officiel prévaut sur les enrichissements documentaires.
Sur le moyen unique :
Vu les articles L. 45, L. 132 et L. 133 du Code de la Sécurité sociale (ancien) devenus L. 213-1, L. 242-5 et L. 242-7 dans la nouvelle codification ;
Attendu que pour annuler le redressement notifié à la société anonyme de Constructions économiques (SACE) du chef des cotisations supplémentaires d'accident du travail afférentes à l'année 1978, l'arrêt attaqué énonce essentiellement qu'aucun complément de cotisation n'avait été réclamé par l'URSSAF pour ladite année à l'issue de son contrôle et qu'un tel contrôle non suivi d'observations vaut décision implicite d'approbation de la pratique adoptée par l'employeur, décision sur laquelle il n'est pas possible de revenir rétroactivement ;
Qu'en statuant ainsi alors que le redressement opéré de ce chef ne trouvait pas son origine dans une modification du point de vue de l'URSSAF sur une pratique suivie par l'employeur mais constituait la mise en recouvrement des cotisations supplémentaires appliquées à ce dernier par une décision définitive de la caisse régionale d'assurance maladie, la cour d'appel a violé les textes susvisés ;
PAR CES MOTIFS :
CASSE ET ANNULE, mais seulement du chef des cotisations supplémentaires d'accident du travail afférentes à l'année 1978, l'arrêt rendu le 11 septembre 1985 entre les parties, par la cour d'appel de Dijon ; remet, en conséquence, quant à ce, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Besançon
Références
Éléments reliés à la décision
Articles, conventions, thèmes et source
Articles et conventions cités
- Aucune référence structurée détectée.
Thèmes déterminants
Identifiants et source
- Identifiant source
- 6079b1229ba5988459c51455
Poursuivre la recherche
Méthode et périmètre
Origine, traitement et correction
Source documentaire : Judilibre — corpus DILA — identifiant 6079b1229ba5988459c51455.
Dernière date de mise à jour fournie par la source : 1 juin 1988.
Le texte et ses métadonnées de source sont conservés séparément des thèmes, références, montants et synthèses produits automatiquement par prudhommes.org.
Sauf mention expresse d'une relecture, la synthèse est un repère documentaire automatique. Le texte intégral prévaut et toute erreur peut être signalée pour correction.
