Cour de cassation, Chambre sociale, 19 juin 2019, 18-13.904
Cour de cassationpar courrier en date du 27 juillet 2012, par la société JC Decaux qu'elle avait décidé d'écourter son préavis, sans même avoir été convoqué à un entretien préalable pour recueillir ses explications ; en ne convoquant pas Monsieur D... K... à l'entretien préalable prévu en matière disciplinaire, la société JC Decaux a causé un préjudice à son salarié ; ALORS QUE le non-respect de la procédure de rupture du préavis pour faute grave ne cause pas nécessairement un préjudice ; qu'en affirmant qu'en ne respectant pas la procédure disciplinaire, l'employeur avait commis une faute qui méritait une réparation « de principe » bien que « le salarié ne démontrait en aucune matière en quoi cette faute lui a causé un préjudice particulier », la cour d'appel a violé les articles 1147 du code civil et L.1332-2 et L.1333-2 du code du travail.