Cour de cassation, Chambre sociale, 5 mai 2010, 08-45.202
Cour de cassationAttendu que pour débouter le salarié de sa demande de dommages-intérêts pour harcèlement moral, l'arrêt retient que la demande avait été formée 7 ans après que M. X... avait cessé son activité ; que le salarié se prévalait de la seule attestation de M. Y... et que la sincérité du témoin était susceptible d'être remise en cause dès lors qu'il avait fait l'objet d'un licenciement pour faute grave ; que même s'il faisait état d'une situation de tension entre M. X... et la société Léo François, les faits relatés par ce dernier et la production d'une seule et unique attestation ne suffisaient pas à caractériser l'existence d'éléments répétés susceptibles de constituer des indices pouvant laisser à penser à l'existence d'un harcèlement moral de la part de l'employeur ; Qu'en statuant ainsi, alors que le salarié invoquait une autre attestation, rédigée par M.