Cour de cassation, Chambre sociale, 22 mars 1995, 93-46.039
Cour de cassationde Caigny, avocat général, et après en avoir délibéré conformément à la loi ; Sur le moyen unique : Attendu, selon l'arrêt attaqué (Toulouse, 9 septembre 1993), que M. X..., embauché en qualité d'agent producteur salarié par l'UAP, a été licencié le 30 mai 1990 pour faute grave ; Attendu que l'employeur reproche à l'arrêt d'avoir décidé que le licenciement ne reposait ni sur une faute grave, ni sur une cause réelle et sérieuse et de l'avoir, en conséquence, condamné à payer au salarié des indemnités de préavis et des dommages-intérêts, alors, selon le moyen, d'une part, qu'en s'attachant au contenu d'une lettre justificative adressée par le salarié à l'employeur postérieurement au licenciement pour écarter toute notion de faute, la cour d'appel, qui perd de vue que le motif du licenciement s'apprécie au jour où celui-ci est prononcé, prive sa décision de base légale au regard des…