Cour de cassation, Chambre sociale, 29 septembre 2021, 19-26.278
Cour de cassationALORS QUE la prise d'acte de la rupture du contrat travail produit les effets d'un licenciement sans cause réelle ni sérieuse lorsque les faits invoqués au soutien de cette dernière sont suffisamment graves pour faire obstacle à la poursuite du contrat de travail ; qu'en l'espèce, pour dire que la prise d'acte devait produire de tels effets, la cour d'appel a retenu que la société ne s'était pas acquittée du paiement des heures supplémentaires et que la salariée avait signé des tableaux vierges ne permettant pas la vérification des heures réellement effectuées, ces manquements ayant porté une atteinte au droit de la salariée à bénéficier d'une rémunération en corrélation avec le travail accompli ; qu'en statuant ainsi, sans s'assurer que les manquements retenus avaient fait à la poursuite du contrat de travail, la cour d'appel a violé l'article L. 1231-1 du code du travail.