Cour de cassation, Chambre criminelle, 25 mai 2016, 14-85.908
Cour de cassationVu les articles 121-2 du code pénal et 593 du code de procédure pénale ; Attendu que, d'une part, les personnes morales, à l'exception de l'Etat, sont responsables pénalement des infractions commises, pour leur compte, par leurs organes ou représentants ; Attendu que, d'autre part, tout jugement ou arrêt doit comporter les motifs propres à justifier la décision ; que l'insuffisance ou la contradiction des motifs équivaut à leur absence ; Attendu que, pour déclarer la société Dysco services coupable du délit de corruption de mineur pour les faits du 10 novembre 2010, l'arrêt attaqué retient que, si la culpabilité de M. [A] [E] et de M. [TP] [E] ne peut être retenue, la procédure n'établissant pas leur responsabilité à la date des faits,