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Jurisprudence sociale

Décision en droit social

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Cour de cassation, Chambre sociale, 18 avril 1989, 88-40.724

Publié au Bulletin Rejet

Mots-clés droit social

Discipline / sanctions • Salaire / rémunération • Primes / variable • Heures supplémentaires • Grève • Procédure prud'homale

Synthèse

Juridiction
Cour de cassation
Chambre
Chambre sociale
Date
18/04/1989
Numéro d'affaire
88-40.724

Résumé

Dès lors qu'un désaccord existe entre le personnel et l'employeur, tant sur la pratique d'heures supplémentaires que sur des augmentations de salaire et la réduction de primes, les salariés, qui cessent le travail une demi-heure en fin de journée, afin que la production soit moins perturbée et effectuent une partie des heures supplémentaires contestées, participent à un mouvement de grève et ne peuvent donc être sanctionnés par une mise à pied.

Extrait

Sur le moyen unique : Attendu que la société Armatures Mancelles reproche au jugement attaqué (conseil de prud'hommes du Mans, 19 novembre 1987) de l'avoir condamnée à payer un rappel de salaires à MM. X..., Y... Daniel, Y... Marc, Hauteville, alors que ces derniers en quittant le travail, du 16 octobre au 1er novembre 1985, à 17 heures, au lieu de 17 heures 30, auraient refusé d'exécuter les heures supplémentaires décidées par la direction pour faire face à un surcroît exceptionnel d'activité et commis ainsi un acte d'indiscipline qui justifiait la sanction de mise à pied prise à leur encontre ; Mais attendu qu'ayant relevé la réalité du désaccord entre le personnel et la direction tant sur la pratique des heures supplémentaires que sur les augmentations de salaire et la réduction de primes, et que les quatre salariés, qui avaient cessé le travail une demi heure en fin de journée, afin…