Cour de cassation · Arrêt

Chambre criminelle — pourvoi n° 86-92.538

Arrêt du 30 juin 1987Pourvoi n° 86-92.538

Non publiéLicenciementSalarié protégé
Solution
Annulation
Publication
Non publié

Repère documentaire

Synthèse de la décision

  • Faits: H., contre un arrêt de la Cour d'appel de PARIS (11ème Chambre) du 26 mars 1986 qui, pour licenciement de deux salariés pour un motif d'ordre économique sans autorisation administrative, l'a condamné à deux amendes de 2.000 francs avec sursis chacune.
  • Réponse: Attendu que ces dispositions ont été abrogées par la loi du 3 juillet 1986 qui a supprimé à compter du 1er janvier 1987 l'autorisation administrative de licenciement; que dès lors l'arrêt attaqué, frappé de pourvoi dans le délai de la loi et non encore définitif, manque désormais de support légal et doit être annulé.
  • Solution: Et sans qu'il y ait lieu d'examiner le premier moyen produit; ANNULE l'arrêt de la Cour d'appel de PARIS du 26 mars 1986, Et attendu qu'il ne reste rien à juger.

Procédure

Chronologie du litige

Dates présentes dans les données de la décision
  1. Arrêt de cassation Cour de cassation

Actions

Ajouter aux favoris
Créer une veille proche

Document officiel

Texte intégral

14 paragraphes affichés intégralement — le texte officiel prévaut sur les enrichissements documentaires.

LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE CRIMINELLE, en son audience publique, tenue au Palais de Justice, à PARIS, a rendu l'arrêt suivant :

Statuant sur le pourvoi formé par :

- A. H.,

contre un arrêt de la Cour d'appel de PARIS (11ème Chambre) du 26 mars 1986 qui, pour licenciement de deux salariés pour un motif d'ordre économique sans autorisation administrative, l'a condamné à deux amendes de 2.000 francs avec sursis chacune ;

Vu le mémoire produit et le mémoire complémentaire ;

Sur le moyen additionnel pris de la promulgation de la loi n° 86-707 du 3 juillet 1986 relative à la suppression de l'autorisation administrative de licenciement ;

Vu ladite loi ;

Attendu qu'en l'absence de dispositions contraires expresses une loi nouvelle qui abroge une incrimination s'applique aux faits commis avant son entrée en vigueur et non encore définitivement jugés ;

Attendu qu'A. a été poursuivi et condamné pour avoir, en raison de la restructuration de l'entreprise, licencié deux salariés sans avoir sollicité une autorisation administrative, infraction prévue par l'article L. 321-7 1er alinéa du Code du travail et réprimée par l'article L. 321-11, 1° dudit Code ;

Mais attendu que ces dispositions ont été abrogées par la loi du 3 juillet 1986 qui a supprimé à compter du 1er janvier 1987 l'autorisation administrative de licenciement ; que dès lors l'arrêt attaqué, frappé de pourvoi dans le délai de la loi et non encore définitif, manque désormais de support légal et doit être annulé ;

Par ces motifs, et sans qu'il y ait lieu d'examiner le premier moyen produit,

ANNULE l'arrêt de la Cour d'appel de PARIS du 26 mars 1986,

Et attendu qu'il ne reste rien à juger ;

DIT n'y avoir lieu à renvoi

Références

Éléments reliés à la décision

Articles, conventions, thèmes et source

Thèmes déterminants

Non publiéAnnulationLicenciementSalarié protégé

Identifiants et source

Identifiant source
6137250acd5801467741a7cb

Poursuivre la recherche

Méthode et périmètre

Origine, traitement et correction

Source documentaire : Judilibre — corpus DILA — identifiant 6137250acd5801467741a7cb.

Dernière date de mise à jour fournie par la source : 30 juin 1987.

Le texte et ses métadonnées de source sont conservés séparément des thèmes, références, montants et synthèses produits automatiquement par prudhommes.org.

Sauf mention expresse d'une relecture, la synthèse est un repère documentaire automatique. Le texte intégral prévaut et toute erreur peut être signalée pour correction.