Cour de cassation, Chambre sociale, 22 septembre 2010, 09-41.635
Cour de cassationpar lettre du 30 juin 2005, donné sa démission, avec un préavis expirant le 29 juillet 2005 ; que le contrat comportait une clause de non-concurrence de deux ans, ne prévoyant ni contrepartie financière, ni faculté de renonciation pour l'employeur ; que M. X... a saisi la juridiction prud'homale d'une demande de dommages-intérêts pour nullité de la clause ; Attendu que pour limiter à 5 000 euros le montant des dommages-intérêts alloués au salarié, l'arrêt retient que l'employeur l'a délié de toute obligation née de la clause de non-concurrence le 18 octobre 2005 ; que cette clause, n'ayant jamais pu être valablement stipulée dans l'intérêt commun des deux parties, et en l'absence de surcroît de tout délai prévu pour permettre à l'employeur d'y renoncer, il restait loisible à la société SMF d'en délier unilatéralement le salarié ;