Cour de cassation, Chambre sociale, 6 novembre 2001, 99-45.359
Cour de cassationl'employeur fait grief à l'arrêt attaqué (Toulouse, 3 septembre 1999) d'avoir jugé le licenciement sans cause réelle et sérieuse alors, selon le moyen : 1 ) qu'il résultait expressément et clairement de la lettre manuscrite du garage Fior, datée du 3 décembre 1996, que ce client informait son employeur du retard des déclarations de TVA dont M. X... était chargé ; qu'en affirmant que cette lettre en photocopie n'aurait pas date certaine et serait invraisemblable, car postérieure de plus de deux mois au redressement, la cour d'appel a dénaturé cet écrit clair et précis violant l'article 1134 du Code civil ; 2 ) que le seul fait par le comptable chargé de clientèle de ne pas avoir adressé pendant trois exercices consécutifs, soit trois ans, les déclarations de TVA d'une entreprise constituait une faute grave privative d'indemnité de préavis et de licenciement ;