Cour de cassation · Arrêt

Chambre sociale — pourvoi n° 91-60.247

Arrêt du 7 avril 1993Pourvoi n° 91-60.247

Publié au BulletinCSE / représentants du personnelÉlections professionnelles
Solution
Rejet
Publication
Publié au Bulletin

Repère documentaire

Synthèse de la décision

  • Faits: Attendu que Mme X., salariée de la société, fait grief au jugement attaqué (tribunal d'instance d'Amiens, 30 mai 1991) d'avoir ainsi statué, alors, selon le moyen, d'une part, que l'employeur est débiteur de la preuve de la régularité des opérations électorales et qu'en tenant pour probantes les attestations provenant de treize des vingt-deux salariés versées aux débats par l'employeur, ne comportant pas les mentions prévues par l'article 202 du nouveau Code de procédure civile et rédigées près de 2 mois après la date de l'affichage litigieux et en refusant d'ordonner l'audition de ces salariés, au.
  • Réponse: Attendu que le Tribunal a retenu à bon droit que Mme X. était irrecevable à invoquer un moyen dont seules les organisations syndicales représentatives pouvaient se prévaloir; qu'aucun des griefs n'est donc fondé.
  • Solution: Rejet.

Procédure

Chronologie du litige

Dates présentes dans les données de la décision
  1. Arrêt de cassation Cour de cassation

Actions

Ajouter aux favoris
Créer une veille proche

Document officiel

Texte intégral

6 paragraphes affichés intégralement — le texte officiel prévaut sur les enrichissements documentaires.

Sur le moyen unique :

Attendu que le tribunal d'instance a validé le premier tour des élections des délégués du personnel, organisées en 1991 au sein de l'établissement contact 80 de la société Comareg, et annulé le second tour de ces élections ;

Attendu que Mme X..., salariée de la société, fait grief au jugement attaqué (tribunal d'instance d'Amiens, 30 mai 1991) d'avoir ainsi statué, alors, selon le moyen, d'une part, que l'employeur est débiteur de la preuve de la régularité des opérations électorales et qu'en tenant pour probantes les attestations provenant de treize des vingt-deux salariés versées aux débats par l'employeur, ne comportant pas les mentions prévues par l'article 202 du nouveau Code de procédure civile et rédigées près de 2 mois après la date de l'affichage litigieux et en refusant d'ordonner l'audition de ces salariés, au motif que la requérante n'apportait aucun élément de doute, le Tribunal a inversé la charge de la preuve qui incombe à l'employeur et a, au contraire, mis à la charge de la requérante la preuve d'un fait négatif l'absence d'affichage de l'avis d'information ; qu'en statuant ainsi, alors qu'il n'avait pas les éléments suffisants pour se déterminer, le Tribunal n'a pas exercé son pouvoir d'appréciation des preuves versées aux débats ; alors, d'autre part, que tout salarié électeur a qualité pour contester la régularité de l'organisation des opérations électorales ; qu'en déniant à la requérante qualité pour agir, le tribunal a violé l'article L. 423-15 du Code du travail en appliquant une restriction non prévue par ce texte ; alors, enfin, que c'est à l'employeur qu'il incombe d'inviter les organisations syndicales à négocier le protocole préélectoral et de démontrer que celles-ci ont eu connaissance de l'organisation des élections ; qu'en statuant ainsi, le Tribunal a violé l'article L. 423-18, alinéa 2, du Code du travail ;

Mais attendu que le Tribunal a retenu à bon droit que Mme X... était irrecevable à invoquer un moyen dont seules les organisations syndicales représentatives pouvaient se prévaloir ; qu'aucun des griefs n'est donc fondé ;

PAR CES MOTIFS :

REJETTE le pourvoi.

Références

Éléments reliés à la décision

Articles, conventions, thèmes et source

Thèmes déterminants

Publié au BulletinRejetCSE / représentants du personnelÉlections professionnelles

Identifiants et source

Identifiant source
6079b1699ba5988459c520c9

Poursuivre la recherche

Méthode et périmètre

Origine, traitement et correction

Source documentaire : Judilibre — corpus DILA — identifiant 6079b1699ba5988459c520c9.

Dernière date de mise à jour fournie par la source : 7 avril 1993.

Le texte et ses métadonnées de source sont conservés séparément des thèmes, références, montants et synthèses produits automatiquement par prudhommes.org.

Sauf mention expresse d'une relecture, la synthèse est un repère documentaire automatique. Le texte intégral prévaut et toute erreur peut être signalée pour correction.