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Cour d'appel

Cour d'appel de Metz, Chambre Sociale-Section 3, 28 mai 2026, 24/00445

Date
28/05/2026
Chambre
Chambre Sociale-Section 3
Numéro
24/00445
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Synthèse de la décision

Synthèse automatique extraite de la décision
  • Contexte: Le 3 avril 2019, sa veuve, Mme [F] [V], a transmis à la caisse d'assurance maladie des mines, pour le compte de son mari décédé, une demande de reconnaissance de maladie professionnelle, appuyée par un certificat médical initial établi le 30 mars 2019 par le Docteur [M] faisant état d'un « adénocarcinome colique métastasé au niveau hépatique ».
  • Solution: Rejette les demandes formées par Mme [F] [V]; Confirme les décisions de la caisse en date du 24 février 2020 et de la commission de recours amiable du 12 mars 2020 ayant refusé la prise en charge de la maladie « adénocarcinome colique métastasé » de M. [K] [V] du 30 mars 2019 au titre de la législation sur les risques professionnels; Laisse à chacune des parties la charge de ses dépens.
  • Demandes: La caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) de Moselle, intervenant pour le compte de la CANSSM- l'Assurance Maladie des Mines, demande à la cour de Confirmer en toutes ses dispositions le jugement rendu le 16 février 2024 par le tribunal, Condamner « M. [V] [K] » aux entiers frais et dépens.
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  • Analyse: Mme [F] [V], venant aux droits de M. [K] [V] et régulièrement représentée, sollicite l'infirmation du jugement entrepris dans sa déclaration d'appel, mais ne formule aucune demande, oralement aux audiences des 16 septembre 2025 et 27 janvier 2026 où l'affaire a été appelée, ou par écrit.

Conclusion : La cour, Par décision avant dire droit, ORDONNE la réouverture des débats.

Chronologie du litige

Dates détectées automatiquement
  1. Appel formé Appelant : Mme [F] [V] (personne physique / salarié probable) · Par déclaration enregistrée au greffe le 5 mars 2024, Mme [F] [V] a interjeté appel
  2. Arrêt d'appel Cour d'appel de Metz

Texte de la décision

28 Mai 2026 --------------- 0948 ------------------ 2] représentée par l'association [1], prise en la personne de Mme [R] [G], salariée de l'association munie d'un pouvoir spécial INTIMÉE : CAISSE PRIMAIRE D'ASSURANCE MALADIE DE MOSELLE [Adresse 2] [Adresse 3] [Localité 3] représentée par M.

BRUSTOLIN, muni d'un pouvoir général COMPOSITION DE LA COUR : En application des dispositions de l'article 945-1 du code de procédure civile, l'affaire a été débattue le 27 Janvier 2026, en audience publique, les parties ne s'y étant pas opposées, devant Mme Anne FABERT, Conseillère, magistrat chargé d'instruire l'affaire.

Ce magistrat a rendu compte des plaidoiries dans le délibéré de la cour, composée de : Mme Anne FABERT, Conseillère faisant fonction de Président M.

François-Xavier KOEHL, Conseiller M.

Benoit DEVIGNOT, Conseiller Greffier, lors des débats : Madame Sylvie MATHIS, Greffier ARRÊT : Contradictoire Prononcé publiquement par mise à disposition de l'arrêt au greffe de la cour, les parties en ayant été préalablement avisées dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l'article 450 du code de procédure civile ; Signé par Mme Anne FABERT, Conseillère faisant fonction de Présidente, et par Madame Sylvie MATHIS, Greffier, auquel la minute de la décision a été remise par le magistrat signataire.

EXPOSÉ DU LITIGE M. [K] [V], né le 28 décembre 1952, a travaillé comme mineur de fonds entre le 1er janvier 1970 et le 30 juin 1999.

Il est décédé le 2 janvier 2019.

Le 3 avril 2019, sa veuve, Mme [F] [V], a transmis à la caisse d'assurance maladie des mines, pour le compte de son mari décédé, une demande de reconnaissance de maladie professionnelle, appuyée par un certificat médical initial établi le 30 mars 2019 par le Docteur [M] faisant état d'un « adénocarcinome colique métastasé au niveau hépatique ».

La caisse a procédé à l'instruction du dossier en adressant à la veuve de l'assuré et à l'employeur un questionnaire portant sur l'activité professionnel de la victime et aux fins de reconnaitre ou non le caractère professionnel de la maladie déclarée.

Le 5 juillet 2019, la caisse a notifié un délai complémentaire d'instruction avant d'établir un rapport d'enquête le 29 août 2019.

Le médecin conseil de la caisse estimant que la pathologie en cause était hors tableau et que le taux prévisionnel d'incapacité permanente partielle était supérieur à 25%, la caisse informa Mme [F] [V] le 6 septembre 2019 de la transmission du dossier au comité régional de reconnaissance des maladies professionnelles (CRRMP) et de la possibilité de venir consulter les pièces du dossier avant sa transmission.

Le 4 octobre 2019, la caisse a notifié à Mme [F] [V] un refus provisoire de prise en charge, dans l'attente de l'avis du [2], décision contestée par celle-ci le 14 octobre 2019 devant la commission de recours amiable.

Le 11 février 2020, le CRRMP de [Localité 4] a rendu un avis défavorable à la reconnaissance du caractère professionnel de la maladie déclarée, faute d'avoir pu établir un lien direct et essentiel entre l'activité professionnelle et l'affection déclarée.

Il a retenu que la victime, sur son poste de travail en tant que mineur de fond, avait été exposé de façon indirecte à l'inhalation de poussières d'amiante, provenant des systèmes de freinage des machines présentes au fond, soulignant qu'une telle exposition était insuffisante pour expliquer la survenue d'un cancer du côlon, une telle pathologie supposant une « exposition forte, intense et directe » aux poussières d'amiante.

Par décision du 24 février 2020, la caisse a dès lors informé Mme [F] [V] de son refus de prise en charge de la maladie déclarée pour le compte de feu M. [K] [V].

La commission de recours amiable a rejeté le recours de Mme [F] [V] par décision du 12 mars 2020, notifiée le 23 mars 2020.

Informations détaillées
Juridiction
Cour d'appel
Chambre
Chambre Sociale-Section 3
Date
28/05/2026
Numéro d'affaire
24/00445
Résumé source

M. [K] [V], né le 28 décembre 1952, a travaillé comme mineur de fonds entre le 1er janvier 1970 et le 30 juin 1999. Il est décédé le 2 janvier 2019. Le 3 avril 2019, sa veuve, Mme [F] [V], a transmis à la caisse d'assurance maladie des mines, pour le compte de son mari décédé, une demande de reconnaissance de maladie professionnelle, appuyée par un certificat médical initial établi le 30 mars 2019 par le Docteur [M] faisant état d'un « adénocarcinome colique métastasé au niveau hépatique ». La caisse a procédé à l'instruction du dossier en adressant à la veuve de l'assuré et à l'employeur un questionnaire portant sur l'activité professionnel de la victime et aux fins de reconnaitre ou non le caractère professionnel de la maladie déclarée. Le 5 juillet 2019, la caisse a notifié un délai complémentaire d'instruction avant d'établir un rapport d'enquête le 29 août 2019. Le médecin conseil…