Cour de cassation, Chambre sociale, 31 mars 2010, 08-44.992
Cour de cassation; que c'est seulement dans le cas contraire qu'il doit se prononcer sur le licenciement notifié par l'employeur ; qu'en l'espèce, les modifications apportées sans son accord au contrat de travail de Karine X... et le harcèlement moral imposé à la salariée constituent des manquements suffisamment importants de la Société S.C. AGORA à ses obligations pour justifier la résiliation judiciaire du contrat aux torts de l'employeur ; que cette résiliation prendra effet au 10 février 2005, date du licenciement ; que la résiliation judiciaire du contrat de travail prononcée à l'initiative du salarié et aux torts de l'employeur produit les effets d'un licenciement dépourvu de cause réelle et sérieuse ; que Karine X... qui avait plus de deux ans d'ancienneté dans une entreprise occupant habituellement plus de dix salariés, est donc en droit de prétendre, en application de l'article L.