Cour de cassation, Chambre sociale, 16 mai 2018, 17-10.510
Cour de cassation1235-1 du code du travail que la prise d'acte permet au salarié de rompre le contrat de travail en cas de manquement suffisamment grave de l'employeur qui empêche la poursuite du contrat de travail ; que cette rupture produit soit les effets d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse si les faits invoqués la justifiaient, soit, dans le cas contraire, d'une démission. Madame Y... reproche à l'association ESPERER 95 quatre griefs justifiant sa prise d'acte : (i) lui avoir retiré, dans le cadre du transfert de son contrat de travail, sa tâche principale d'exploitation relative au logiciel SYPLO, (ii) l'avoir « déqualifiée », (iii) l'avoir mise à l'écart dans la nouvelle organisation et les nouvelles répartitions des tâches, (iv) d'avoir modifié la structure de sa rémunération. Il revient à Madame Y... de rapporter la preuve de ces manquements.