Cour de cassation, Chambre sociale, 29 septembre 2021, 19-26.278
Cour de cassationToutefois, le juge se prononce sur la seule prise d'acte en prenant en compte les manquements décrits à l'appui de la prise d'acte et de la demande de résiliation judiciaire. Si les griefs invoqués par le salarié sont réels et suffisamment graves pour rendre impossible la poursuite de la relation de travail, la prise d'acte produit les effets d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse, nul si les manquements reprochés à l'employeur sont susceptibles d'entrainer la nullité du licenciement ou illicite. Sur la prise d'acte de la rupture contractuelle La lettre du 13 février 2017 notifiant la prise d'acte est ainsi rédigée :"J'ai toujours travaillé plus que [la] durée contractuelle. Je commençais mes journées à 8 heures et non 9 heures 30. J'ai ainsi réalisé plusieurs heures complémentaires que vous n'avez jamais voulu me payer et faire figurer sur mon bulletin de salaire.