Cour de cassation · Arrêt
Deuxième chambre civile — pourvoi n° 21-14.020
Arrêt du 1 décembre 2022Pourvoi n° 21-14.020
- Solution
- Rejet
- Décision attaquée
- Cour d'appel de Metz · 25 janvier 2021
- Publication
- Non publié
- ECLI
- ECLI:FR:CCASS:2022:C210775
Repère documentaire
Synthèse de la décision
- Contexte: Dans le litige l'opposant à la caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) de Moselle, dont le siège est [Adresse 2], défenderesse à la cassation.
- Moyen: Il est fait grief à l'arrêt confirmatif attaqué d'AVOIR débouté la société [3] de sa demande tendant à constater que l'existence de la maladie professionnelle de M. [C] n'est pas établie; subsidiairement ordonner une expertise judiciaire aux fins de déterminer l'existence de la maladie professionnelle de M. [C].
- Solution: EN CONSÉQUENCE, la Cour: REJETTE le pourvoi.
Procédure
Chronologie du litige
- Arrêt d'appel Cour d'appel de Metz
- Arrêt de cassation Cour de cassation
Document officiel
Texte intégral
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CIV. 2
CM
COUR DE CASSATION ______________________
Audience publique du 1er décembre 2022
Rejet non spécialement motivé
Mme TAILLANDIER-THOMAS, conseiller doyen faisant fonction de président
Décision n° 10775 F
Pourvoi n° Y 21-14.020
R É P U B L I Q U E F R A N Ç A I S E
_________________________
AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS _________________________
DÉCISION DE LA COUR DE CASSATION, DEUXIÈME CHAMBRE CIVILE, DU 1er DÉCEMBRE 2022
La société [3], société par actions simplifiée, dont le siège est [Adresse 1], a formé le pourvoi n° Y 21-14.020 contre l'arrêt n° RG 19/01497 rendu le 25 janvier 2021 par la cour d'appel de Metz (section 3, sécurité sociale), dans le litige l'opposant à la caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) de Moselle, dont le siège est [Adresse 2], défenderesse à la cassation.
Le dossier a été communiqué au procureur général.
Sur le rapport de Mme Coutou, conseiller, les observations écrites de la SARL Boré, Salve de Bruneton et Mégret, avocat de la société [3], de la SCP Gatineau, Fattaccini et Rebeyrol, avocat de la caisse primaire d'assurance maladie de Moselle, et après débats en l'audience publique du 18 octobre 2022 où étaient présentes Mme Taillandier-Thomas, conseiller doyen faisant fonction de président, Mme Coutou, conseiller rapporteur, Mme Renault-Malignac, conseiller et Mme Catherine, greffier de chambre,
la deuxième chambre civile de la Cour de cassation, composée des président et conseillers précités, après en avoir délibéré conformément à la loi, a rendu la présente décision.
1. Le moyen de cassation annexé, qui est invoqué à l'encontre de la décision attaquée, n'est manifestement pas de nature à entraîner la cassation.
2. En application de l'article 1014, alinéa 1er, du code de procédure civile, il n'y a donc pas lieu de statuer par une décision spécialement motivée sur ce pourvoi.
EN CONSÉQUENCE, la Cour :
REJETTE le pourvoi ;
Condamne la société [3] aux dépens ;
En application de l'article 700 du code de procédure civile, rejette la demande formée par la société [3] et la condamne à payer à la caisse primaire d'assurance maladie de Moselle la somme de 1 000 euros ;
Ainsi décidé par la Cour de cassation, deuxième chambre civile, et prononcé par le président en son audience publique du premier décembre deux mille vingt-deux.
MOYEN ANNEXE à la présente décision
Moyen produit par la SARL Boré, Salve de Bruneton et Mégret, avocat aux Conseils, pour la société [3]
Il est fait grief à l'arrêt confirmatif attaqué d'AVOIR débouté la société [3] de sa demande tendant à constater que l'existence de la maladie professionnelle de M. [C] n'est pas établie ; subsidiairement ordonner une expertise judiciaire aux fins de déterminer l'existence de la maladie professionnelle de M. [C] ;
ALORS QUE le droit à un procès équitable suppose l'accès du requérant à un organe judiciaire de pleine juridiction en fait et en droit, capable de se former sa propre conviction sur les faits essentiels pour la solution de son recours ; que lorsque le juge ne possède pas la compétence technique nécessaire pour se prononcer sur ces faits, il lui appartient d'ordonner une expertise médicale judiciaire aux fins se trouver en capacité éclairée de statuer ; qu'en l'espèce, il ressort des propres constatations de l'arrêt attaqué que le tableau n° 30 A des maladies professionnelles « désigne l'asbestose, fibrose pulmonaire diagnostiquée par des signes radiologiques spécifiques comme maladie consécutive à l'inhalation des poussières d'amiante » ; que les recommandations de bonne pratique médicale « Suivi post-professionnel après exposition à l'amiante » édictées par la Haute autorité de santé préconisent, s'agissant de la réalisation de l'examen tomodensitométrique thoracique (article R.28 ): « Une double lecture effectuée par des radiologues ayant satisfait aux exigences d'une formation appropriée [...], et une 3ème lecture [...] faite par un expert en cas de discordance » ; qu'en l'absence de cette double lecture spécialisée concordante, le juge ne peut exercer son contrôle de pleine juridiction sur la reconnaissance de cette pathologie qu'en ordonnant une expertise médicale judiciaire aux fins d'analyser le scanner thoracique et d'éclairer son avis sur cet élément décisif ; qu'en s'y refusant et en s'en remettant sur cette question déterminante à l'avis de médecins non spécialistes mandatés par le salarié et la caisse primaire d'assurance maladie, la cour d'appel a violé l'article 6 §. 1er de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Références
Éléments reliés à la décision
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Thèmes déterminants
Identifiants et source
- Décision attaquée
- Cour d'appel de Metz · 25 janvier 2021
- ECLI
- ECLI:FR:CCASS:2022:C210775
- Identifiant source
- 6388535401d0fb05d44b09fc
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Méthode et périmètre
Origine, traitement et correction
Source documentaire : Judilibre — corpus JURINET — identifiant 6388535401d0fb05d44b09fc.
Dernière date de mise à jour fournie par la source : 27 février 2024.
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